vendredi 28 novembre 2008

Comme ça

Tout de go, comme ça, puisqu'on a le temps, il y a cette boulangerie où je rencontrais régulièrement
des rats morts ou vivants jusqu'à ce qu'un chat se mette à rôder autour de la shop.
Les rats sont maintenant moins nombreux, mais les coquerelles s'amusent toujours autant.

Il y a cette boutique de bobettes et brassières où les Spices Girls t'accueilles en chantant white crissemusse dans un transistor surdimensionné, où les Sales Girls répondent rarement aux tatas que tu leurs envoient, mais où tu peux être certain qu'une fois que tu as le dos tourné les walkies crépitent «The guy from schhhlmblfff is heading towards the back, girls»

À choisir, j'aime mieux les rats morts.

Il y a ces maisons cossues de ville Mont-Royal qu'on visite comme des palais en saluant poliment ses habitants royaux, qui jasent entre eux de choses qu'on ne comprend que lorsqu'on a rejoint le club, qui voudraient bien nous faire oublier que les fils de presses engendrent plus souvent qu'autrement des tissus de mensonges.

Encore une fois, ne faudrait pas désavouer le charme d'un rat mort.

Il y a ces buildings où on entasse 500 personnes en espérant que rien n'arrive, tout en louangeant Le Corbusier pour avoir mis au monde cette flopée d'apôtres tous bien appliqués à ordonner le chaos.
Il y a ce building-là où j'entre par la porte de côté, celle avec l'affiche qui dit que la garderie est au sous-sol, ce building-là, où j'étais, une journée avant qu'une dalle de son stationnement s'effondre.

Étonnamment, je n'avais jamais croisé de rat mort là-bas.
La prochaine fois, peut-être.

mardi 25 novembre 2008

Roulements sur calcium

Le neige est tombée, j'ai roulé en char pour la job.
Ça stress ben gros le monde la neige dans le chemin.
Y parlent rien que de ça.
Ça les rends down.
Je comprends pas trop.
Moi quand la neige arrive, j'écoute ça dans mon char.
Le poing me lève, la voix s'élève
la chaufferette chauffe pis j'entends plus personne brailler.

dimanche 23 novembre 2008

De l'autre bord



On est arrivé de l'autre bord, notre bord.
On a commandé du cipaille à la cantine D'Amours.
On a mangé ça au pied de l'église qu'on retrouve
sur les bouteilles de bière qu'on ne boit pas dans ce coin là.
C'était bon en crisse.
Quasiment comme à Noël.
Pis on est reparti.
J'ai rangé le kodak.
On était de l'autre bord.
Je le connais trop, ce bord là.

jeudi 13 novembre 2008

Difficile d'échapper à l'économie 1.1

C'est Bernard Derome qui le dit.

On pourrait en parler.
Boh.

Je pourrais mettre des photos.
Boh.
Mon fil pour plugger le kodak dans l'ordi est à Amqui.
Pis je prends pas de photos depuis un mois et demi.
C'est la vie.

Pourrait parler de plein de trucs, le son du coeur du bébé dans le ventre de ma blonde.
Ok.
C'est un beau son. Voush Voush Voush Voush.
Ça va vite et ça bouge déjà pas mal, cette petite chose.
Même avec seulement trois mois de vie utérine.

Pourrait parler de notre sage femme qui porte maintenant le voile.
Mouais.
Elle est toujours aussi infiniment douce et bonne.
Dans ta face Dumont.

Pourrait parler de pleins de choses j'imagine.
Mais ça ne me tente pas.
Faut blâmer en partie ce monsieur :



Il réussit à m'éloigner, un peu, de l'internet.
C'est bien, la Pléiade, mais crisse, c'est long à lire quand tu li toutes les notes.
Et pis, je m'endors le trois quarts du temps le livre dans face, et ça, franchement, c'est déprimant.
Pas autant que de constater qu'il faut que je fasse une sieste après souper, comme mon père, si je veux toffer la soirée.
Mais je n’en parlerai pas plus.


Voici donc une chanson.
À l'époque:



Et plus récemment, sans les frousfrous et autres apparats du showbizz:

lundi 10 novembre 2008

Comme un ouèseau su un ouère

Rien d'autre à dire.
Jvas mettre dla musique,
à défaut de mettre dla pub entre mes silences.


jeudi 6 novembre 2008

Des nouvelles d'arts

Hier, un vieux chummy de l'époque de mes années en arts fins a réussi à m'amener
au Belgo.
Le Belgo, pour les ceuzes qui connaissent pas ça, c'est un édifice plein de galeries d'art, sur Ste-Catherine, juste en face de Musique Plus (mais ça, c'est tellement différent, eh).
Ben coudonc, c'était plaisant!
Pas tant les expositions que les discussions avec l'ami en question.
Je m'attendais à être cynique et désabusé, j'étais seulement acidulé, disons.
Ça aidait, parce que l'ami, appelons-le Riccardo, était pas mal dans le même mood, mais en plus articulé.
Extrait:
« C'est quoi ça? »
« Aucune idée »
« Y avait ce genre de bidule technologique à speakers qui bouge en 1987, non? »
« Mouais, mais en 87, le bidule réagissait à la présence des gens »
« Ouais, là le message est clair, le monde, on s'en câlisse »

Il y avait des bons trucs un peu partout et des niaiseries pas mal itou.
C'est un ben ben drôle de monde.
Ça m'est apparu encore plus clairement maintenant que j'ai plus grand-chose à voir avec tout ça.
C'est que ce milieu est trop souvent complètement séparé du monde réel.
C'est trop souvent complaisant, auto suffisant et cryptique à l'extrême.
Et je reste poli.

Première constatation, y a plus moyen de voir une expo de photos sans avoir une tévé qui joue en boucle une performance quelconque.
Les gens de la Régie de la Société du Spectacle vont remporter une autre bataille j'ai l'impression.

Faut voir la fille qui détient une maitrise en photo de Concordia présenter sans gène un vidéo
de sept minutes où elle a les pieds dans l'eau et remonte sa robe au gré des vagues, tsé, pour pas la mouiller.
À un moment donné, elle se retourne et toise le téléspectateur.
C'est qu'il se sent interpellé, c'est clair.
Voici comment la dame décrit l'oeuvre :

À travers la performance, l’artiste propose des explorations d’une gestuelle qui se
situe entre rituels et quotidiens. Elle accorde une importance particulière à la notion
de durée, par le fait qu’elle demande au regardeur d’assister à une performance
déployée en temps réel, déterminant ainsi sa perception et sa compréhension des
notions d’espace et de temps.

Einstein aussi était fasciné par l'espace et le temps.
'nyway.

Tout ça pour dire que j'ai pas vu grand monde essayer de dévêtir l'empereur.
Sauf peut-être celui-ci, qui tranquillement met en scène des morceaux de quotidien.
L'effet est saisissant, comparé aux autres voltigeurs, l'artiste est groundé sur le réel.

Crisse, me semble que c'est pas trop demander.


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Sur une note plus positive, l'amie de Sudbury, Mariana Lafrance lance son livre :
La Ville Invisible.
C'est aux éditions Prise de Parole, ceux-là mêmes qui publient Patrice Desbiens, L'homme Invisible.
Si y a du monde qui passe par Sudbury ce dimanche 9 novembre, c'est .

mercredi 5 novembre 2008

Dureté

Un coït interrompu.

Une game de cul.

Dla vrai crisse de marde.

Les pucks qui roulent par-dessus le bâton
tout le long de la game.

Des ti-bouttes qui te cheap shot en arrière des mollets
quand les refs argardent pas.
Tu leu fait pareil pis ça adonne que le ref te voit faire,
drette comme le gars fake pis tombe sua glace.

Tu passes deux minutes à ruminer tuseul sur un banc de punition, en imaginant comment tu pourrais ben l'arpogner pour qui s'arlève pas...

Tu rembarques pis c'est toi qui se fais planter, qui s'arlèves quasiment pas.

Tu peintures les poteaux tout le long de la game.
Tu fais sonner les baies vitrées.

Tu fini par perdre 6-2 contre des vrais crisses de bons riens,

T'arrives che vous, l'enfant dort comme un enfant.
La blonde dort comme deux enfants

T'ouvres l'ordi pis tu vois que Obama a gagné.

Pis calice, tout ce que tu veux, c'est rêver.
Dormir comme un enfant.

Partir en neu.



On verra ben demain...

samedi 1 novembre 2008

Taille

Y a une couple d'affaires qui circulent ces jours ci, des virus quelconques et autres tags.
Les plus futés auront remarqué que mes derniers billets étaient presque tous musicaux.
J'anticipais pogner la taille, comme on disait dans le coin chez nous, faque j'ai pris de l'avance. Vu que c'est impossible à faire, tsé, une sélection de 5 morceaux seulement, on s'entend là dessus.

Voilà cinq morceaux pour ce soir.
Je passe un linge anti-bactérien et je tag pas personne.
Oh.
Scusez là.


Renaud qui cherche son fusil:



Le Boss, Thunder Road:



Les Flaming Lips, Do you Realize?? et Waitin' for a Superman:




Richard Desjardins Les Flèches Rouges:



Eels P.S. You Rock My World:



"And maybe it's time to live"