Les cockés d'en haut piochent sur leur plancher.
Notre plafond.
Juste pendant que j'essaie d'endormir Fiston.
J'ai un vieux réflexe qui me revient.
Prendre ma basse, la plugger dans l'ampli, le coucher sur le plancher, faire un feedback, monter le volume à dix, laisser agir.
Sauf que je n'habite plus avec Poiron au troisième du 2535 D'Iberville.
Je suis dans la chambre de mon fils, au rez-de-chaussée, à l'heure du dodo.
C'est pas exactement le temps de crinquer l'ampli et de toute façon les basses descendent, elles ne montent pas.
Les désavantages du rez-de-chaussée...
BOMBOM. BOUM-boum pokpok.
Kessé stie, tu en train de faire une crise d'épilepsie?
Boum-BOUM pokpok, Boum Boum pok pok.
Crisse.
Du drum.
Façon de parler.
Du drum de manchot.
Ça joue à Rock Band ou quelque sorte de Guitar Hero à la con.
Oui.
Me voilà dévoilé.
Je suis une vieille croute.
J'abhorre ces jeux d'adresse et de timing qui se jouent avec des guitares en plastique aux manches avec les pitons placés À L'ENVERS du sens habituel.
Ben, pas à l'envers tant que ça, mais ça fait pas de sens.
Bon.
Pis ça se trouve que Jack White et Jimmy Page pensent comme moi.
Faque. Ouais.
Toujours est-il que les cockés dans haut piochent sur un drum en plastique, des guitares pasteurisées et chante avec une voix, que, sincèrement, je ne saurais définir autrement que fatikante et incertaine.
Ajouté au fait que ça empêche mon fils de dormir, comment pourrais-je aimer ces abrutissements?
Crisse, ACHÈTE-TOUÉ UNE GUITARE! GRATTE!
FAIT TOUÉ SAIGNER 'É DOIGTS!!!
Mais, non.
Je les connais.
Pas leur genre.
Ça achève, y vont se fatiguer ben vite.
Pas en forme ces gens là.
Même en plastique, c'est fatigant à jouer, du drum.
Sont une gang à aimer ça en plus.
Milot pis DaWhite me contaient ça l'autre jour.
Y font des shows.
Des shows de jeux vidéos.
Leur groupe est en quelque sorte un band de cover de cover (Tiens, un BDCDC).
Wô.
On commence à être rendu loin dans le Spectacle en tabarnak, c'est de l'ultrapost-modernisme!
Là, c'est sûr en esti que le band y sonne pareil que le vrai band!
Criss, c'est le vrai band! Avec des clowns qui pitonnent!
Ouin mais le chanteur y chante pour vrâ!
Good.
Donc c'est du Karaoké!
Ça doit charger encore moins cher qu'un band de cover ça, un BDCDC.
Ça va remettre les bars à flots!
Urghh.
Y a quand même de l'espoir.
J'ai spotté un jeune sur YouTube qui joue de la guitare, de la vraie!
Pis y a d'autres jeunes qui commentent, qui jouent de la vraie guitare!
Fébrilité!
Pis en plus, c'est un cover de Propagandhi (vous ne vous attendiez quand même pas à ce que j'arrête d'en parler? C'est l'album de l'année!), l'histoire d'un cochon qui s'échappe d'un abattoir.
Admirez-moi ça cette belle jeunesse!
Oui monsieur, c'est pas une guitare à cinq pitons, ça c'est sûr.
Sus aux BDCDC!
Vive les Bands de Cover!
Genre.
mercredi 30 septembre 2009
lundi 28 septembre 2009
Puisque c'est lundi, un hymne à la vie avec des confettis
Ce sont souvent les phrases les plus simples,
les plus vrais, qui sont les moins souvent entendus.
C'est bien dommage.
Si on se disait plus souvent des choses du genre:
« Te rends-tu compte? On flotte dans l'espace!"
Te rends-tu compte?? TOUT LE MONDE que tu connais va mourir un moment donné!
Pis au lieu de dire bebye à tout ce monde là, dis leur donc
que tu te rends compte que la vie passe vite, que c'est dur de faire durer le bon temps,
que tu te rends compte que le soleil ne se couche pas,
c'est yenk une illusion créée par le monde qui tourne en rond. »
Me semble que ça ferait du bien, une fois de temps en temps.
Même pas besoin de le dire avec des confettis pis des ballounes.
Stie, on flotte dans l'espace!
Amour à vous tous qui venez perdre un peu de votre temps ici.
Merci.
Que l'astuce soit avec vous!
les plus vrais, qui sont les moins souvent entendus.
C'est bien dommage.
Si on se disait plus souvent des choses du genre:
« Te rends-tu compte? On flotte dans l'espace!"
Te rends-tu compte?? TOUT LE MONDE que tu connais va mourir un moment donné!
Pis au lieu de dire bebye à tout ce monde là, dis leur donc
que tu te rends compte que la vie passe vite, que c'est dur de faire durer le bon temps,
que tu te rends compte que le soleil ne se couche pas,
c'est yenk une illusion créée par le monde qui tourne en rond. »
Me semble que ça ferait du bien, une fois de temps en temps.
Même pas besoin de le dire avec des confettis pis des ballounes.
Stie, on flotte dans l'espace!
Amour à vous tous qui venez perdre un peu de votre temps ici.
Merci.
Que l'astuce soit avec vous!
samedi 26 septembre 2009
C'est vrai que la Liberté n'est pas une marque de Yogourt
On aura beau être en désaccord avec ses coups de gueule,
le dernier épisode avec David Suzuki n’était certainement pas son meilleur coup,
le fait demeure que Pierre Falardeau disait ce qu'il pensait.
Ça l'air de rien dit comme ça, mais, y en reste pas gros qui réussisse à le faire.
Daniel Pinard le faisait à Tivi en cuisinant.
Cette année, pas de Pinard, plutôt Mitsou, mon voisin et un docteur en quelque chose.
Trois personnes à la place d’une, Pinard chargeait donc si cher?
Mais je m'éloigne. Vraiment?
Falardeau n’était pas le meilleur réalisateur, ni le meilleur scénariste, mais c'était sincère.
Quel réalisateur peut en dire autant, de nos jours?
Quel scénariste écrit vraiment le film qu'il veut voir?
Falardeau m'a fait connaitre Gaston Miron, Pablo Neruda, Pierre Perreault, Gilles Groulx et Bernard Gosselin,
ça fait une somme.
Merci Falardeau.
Bon repos à toi, courage à tes fils et ta blonde.
le dernier épisode avec David Suzuki n’était certainement pas son meilleur coup,
le fait demeure que Pierre Falardeau disait ce qu'il pensait.
Ça l'air de rien dit comme ça, mais, y en reste pas gros qui réussisse à le faire.
Daniel Pinard le faisait à Tivi en cuisinant.
Cette année, pas de Pinard, plutôt Mitsou, mon voisin et un docteur en quelque chose.
Trois personnes à la place d’une, Pinard chargeait donc si cher?
Mais je m'éloigne. Vraiment?
Falardeau n’était pas le meilleur réalisateur, ni le meilleur scénariste, mais c'était sincère.
Quel réalisateur peut en dire autant, de nos jours?
Quel scénariste écrit vraiment le film qu'il veut voir?
Falardeau m'a fait connaitre Gaston Miron, Pablo Neruda, Pierre Perreault, Gilles Groulx et Bernard Gosselin,
ça fait une somme.
Merci Falardeau.
Bon repos à toi, courage à tes fils et ta blonde.
vendredi 25 septembre 2009
Assez.
Cette culture de la mort a fait une autre victime.
Cette société qui combat la vie avec l'annihilation.
Du plus petit microbe au dernier des Irakiens.
Qui traite la naissance comme une maladie.
Qui dès les premiers jours s'impose sur la vie,
et répand son message, le corps est faible,
nous avons ce qu'il faut pour lui.
Cette doctrine qui entraine les tout petits à tout voir en noir et blanc.
Les bons.
Les méchants.
Le Spectacle fait son œuvre, chacun s'imagine dans la boite à mensonge.
Tous se jugent selon les critères du tout puissant Système.
Le Star Système.
Appendice de cette culture de la mort.
Quand plus tard, l'enfant devenu adulte s'interroge, doute,
on l'ostracise, on lui dit qu'il est faible, qu'il n'est pas normal de douter, tout va bien.
Souvent, on lui donne des pilules et tout va bien.
Sauf que parfois, ça ne va plus bien, avec ou sans pilules.
Si bien que, au Québec, cette semaine seulement, 25 personnes se suicideront.
Je n'ai jamais réussi à terminer aucun de ses livres.
Ses apparitions publiques me tombaient sur les nerfs.
Pourtant.
Nelly Arcan avait un regard singulier.
Elle n'était pas faible.
Les 24 autres personnes qui se suicideront
cette semaine ne sont pas faibles non plus.
Si on répétait ça à longueur de journée dans cette crisse de Tévé d'estie, si on prêchait le respect de la vie, de la différence,
il me semble que ça pourrait aider.
Me suis levé ce matin, lu cette nouvelle.
J'ai cliqué sur un lien, on parlait d'elle.
La personne qui posait les questions savait à propos du suicide.
La personne qui répondait savait à propos du suicide.
Pourtant, pour des raisons que j'imagine d'ordre légal, ils ne le disaient pas.
C'était pathétique.
L'entretien a duré trois minutes et quelques.
Pendant au moins le trois quarts de l'entretien, on parlait du prochain roman à venir.
Tout ça, moins de 12 heures après sa mort.
J'ai tout de suite pensé aux parents, aux amis, au compagnon.
Les proches qui ont à subir cette folie, cette curiosité morbide.
Je leur offre toutes mes condoléances.
Qu'elle aille en paix, finalement.
Cette société qui combat la vie avec l'annihilation.
Du plus petit microbe au dernier des Irakiens.
Qui traite la naissance comme une maladie.
Qui dès les premiers jours s'impose sur la vie,
et répand son message, le corps est faible,
nous avons ce qu'il faut pour lui.
Cette doctrine qui entraine les tout petits à tout voir en noir et blanc.
Les bons.
Les méchants.
Le Spectacle fait son œuvre, chacun s'imagine dans la boite à mensonge.
Tous se jugent selon les critères du tout puissant Système.
Le Star Système.
Appendice de cette culture de la mort.
Quand plus tard, l'enfant devenu adulte s'interroge, doute,
on l'ostracise, on lui dit qu'il est faible, qu'il n'est pas normal de douter, tout va bien.
Souvent, on lui donne des pilules et tout va bien.
Sauf que parfois, ça ne va plus bien, avec ou sans pilules.
Si bien que, au Québec, cette semaine seulement, 25 personnes se suicideront.
Je n'ai jamais réussi à terminer aucun de ses livres.
Ses apparitions publiques me tombaient sur les nerfs.
Pourtant.
Nelly Arcan avait un regard singulier.
Elle n'était pas faible.
Les 24 autres personnes qui se suicideront
cette semaine ne sont pas faibles non plus.
Si on répétait ça à longueur de journée dans cette crisse de Tévé d'estie, si on prêchait le respect de la vie, de la différence,
il me semble que ça pourrait aider.
Me suis levé ce matin, lu cette nouvelle.
J'ai cliqué sur un lien, on parlait d'elle.
La personne qui posait les questions savait à propos du suicide.
La personne qui répondait savait à propos du suicide.
Pourtant, pour des raisons que j'imagine d'ordre légal, ils ne le disaient pas.
C'était pathétique.
L'entretien a duré trois minutes et quelques.
Pendant au moins le trois quarts de l'entretien, on parlait du prochain roman à venir.
Tout ça, moins de 12 heures après sa mort.
J'ai tout de suite pensé aux parents, aux amis, au compagnon.
Les proches qui ont à subir cette folie, cette curiosité morbide.
Je leur offre toutes mes condoléances.
Qu'elle aille en paix, finalement.
dimanche 20 septembre 2009
samedi 19 septembre 2009
vendredi 18 septembre 2009
jeudi 17 septembre 2009
dimanche 13 septembre 2009
Première de toute
Petit dimanche matin de mi-septembre.
L'air est bon, le soleil est déjà levé depuis 3-4 heures, ça réchauffe.
Les patins sont dans la poche, les épaulettes, les coudes et culottes.
Tout le stock dans la poche, sur l'épaule, les feuilles mortes qui bruissent et s'égrainent sous les pieds, les papillons dans le ventre, pas de doute c'est la première de l'année.
En fait, c'est la première tout court.
Sa première pratique de hockey sur glace, à mon fils à moi.
Je ne l'attendais pas, il n'avait jamais vraiment été enthousiaste question sport, or, depuis le soccer de cet été, je crois bien que la graine a germé et la plante sportive pousse et prend de la place dans son esprit.
C'est sa première pratique, mais j'ai des papillons comme quand je m'en vais jouer une « grosse » game.
Des papillons parce que je sais ce que c'est le hockey, et j'espère qu'il y aura plus d'enfants cools que de morons tout au long de ses années de hockey mineur, peut importe le temps qu'il jouera.
J'ai des papillons surtout parce que je vois dans ses yeux qu'il a envie d'y aller.
Et je connais ce regard.
Les soirs de joutes, je l'ai encore.
29 ans plus tard.
L'air est bon, le soleil est déjà levé depuis 3-4 heures, ça réchauffe.
Les patins sont dans la poche, les épaulettes, les coudes et culottes.
Tout le stock dans la poche, sur l'épaule, les feuilles mortes qui bruissent et s'égrainent sous les pieds, les papillons dans le ventre, pas de doute c'est la première de l'année.
En fait, c'est la première tout court.
Sa première pratique de hockey sur glace, à mon fils à moi.
Je ne l'attendais pas, il n'avait jamais vraiment été enthousiaste question sport, or, depuis le soccer de cet été, je crois bien que la graine a germé et la plante sportive pousse et prend de la place dans son esprit.
C'est sa première pratique, mais j'ai des papillons comme quand je m'en vais jouer une « grosse » game.
Des papillons parce que je sais ce que c'est le hockey, et j'espère qu'il y aura plus d'enfants cools que de morons tout au long de ses années de hockey mineur, peut importe le temps qu'il jouera.
J'ai des papillons surtout parce que je vois dans ses yeux qu'il a envie d'y aller.
Et je connais ce regard.
Les soirs de joutes, je l'ai encore.
29 ans plus tard.
vendredi 11 septembre 2009
Mensonges, balivernes et autres anniversaires
«I hear words, pretty lies
like the ones they tell you 'fore you die
Whispered words, soft and low
push me anywhere she wants to go»
Nous revoici à la date charnière du début du nouvel ordre mondial, semble t'il.
Ça ne faisait pas de sens la journée même et ça n'en fait toujours pas plus maintenant que les soldats décapités rentrent quotidiennement dans leurs pays respectifs, laissant derrière eux désolation, destruction et trépas.
Faudra décrocher un moment donné.
Décrocher de tout ça, cet immense mensonge, ce décor bancal qu'on nous offre en guise de quotidien, de vie.
lundi 7 septembre 2009
Au domaine des Araignées, La Suite
C'est beau le Lac Champlain.
C'est plein d'histoire, la Mer Champlain, le transport, datant des Amérindiens, jusqu'aux colonies, alouettes...
Ouan, ben beau.


Mais c'est pas toujours propre...

Quand même, y a de la bébittes pareil!


C'est plein d'histoire, la Mer Champlain, le transport, datant des Amérindiens, jusqu'aux colonies, alouettes...
Ouan, ben beau.


Mais c'est pas toujours propre...

Quand même, y a de la bébittes pareil!


vendredi 4 septembre 2009
Au domaine des Araignées
Donc, voilà.
Tant qu'à ne rien mettre ici, autant mettre des photos de vacances.
Mise en contexte, j'ai rarement vu autant d'araignées dans ma vie qu'à ce chalet.
Certains n’aiment pas, moi j'aime bien, mais j'ai quand même dû me résigner à en écraser une bonne vingtaine en une semaine.
Un moment donné, tsé. Ça fait.
Voici donc des beubittes:

Tant qu'à ne rien mettre ici, autant mettre des photos de vacances.
Mise en contexte, j'ai rarement vu autant d'araignées dans ma vie qu'à ce chalet.
Certains n’aiment pas, moi j'aime bien, mais j'ai quand même dû me résigner à en écraser une bonne vingtaine en une semaine.
Un moment donné, tsé. Ça fait.
Voici donc des beubittes:

jeudi 3 septembre 2009
Vain
J'ai vu à la TV l'autre jour, une émission sur les jeunes wizkid du showbizz.
Y avait un ancien pote du temps où j'étudiais la photo.
Ça m'a fait un choc de le voir là, à se pogner la tête pour pas perdre la lumière, pour que le vidéo de Chose soit bon, que ça joue dans TV.
Que ça joue où exactement, je ne pourrais pas dire.
Wizkid.
Quelqu'un a dit ça de moi un jour à quelqu'un d'autre, inquiète-toi pas, donne z'y à job, st'un wizkid, y va te monter ça cte vidéo là.
Je n’ai jamais monté ce vidéo-là, ni d'autres vidéos non plus.
Un Wizkid pour moi, c'est un jeune qui découvre une façon de faire pousser du riz dans le sable, sans eau, sans engrais, sans rien.
Ça st'un wizkid en tabarnac.
Pas un gars qui passe trois jours à se bruler la santé pour faire un film corpo-musical.
Mais ça, c'est moi.
J'ai une drôle de vision du monde.
Je trouve ça con moi, les vidéos de musique.
Aussi con qu'avoir à payer une piasse pour mettre de l'air dans un tôyeur.
Aussi bête que d'avoir à expliquer pourquoi je pense que c'est con un Hummer Hybride.
C'est quasiment aussi con que d'avoir à payer 40 piasses pour voir un film et acheter un popcorn à mon gars. Et un jus de pomme.
Kessé tu veux.
Je trouve pas qu'y a de quoi se péter les bretelles à rajouter de la saucisse dans machine à saucisse.
J'espère qu'ils sont heureux.
J'imagine qu'ils pourraient me demander, ces gens que j'ai connus qui œuvrent dans la machine, qu'est-ce que tu fais toué, au fait, pour chialer de même?
Rien.
Je fais rien.
J'ai deux enfants, un blogue à moitié mort où tout ce qu'y a c'est du chialage, pas mal de photos de murs, pas d'expositions en vu.
À chacun son insignifiance.
"«...»and if you (go) want opinion,
i will die along the ditches."
Y avait un ancien pote du temps où j'étudiais la photo.
Ça m'a fait un choc de le voir là, à se pogner la tête pour pas perdre la lumière, pour que le vidéo de Chose soit bon, que ça joue dans TV.
Que ça joue où exactement, je ne pourrais pas dire.
Wizkid.
Quelqu'un a dit ça de moi un jour à quelqu'un d'autre, inquiète-toi pas, donne z'y à job, st'un wizkid, y va te monter ça cte vidéo là.
Je n’ai jamais monté ce vidéo-là, ni d'autres vidéos non plus.
Un Wizkid pour moi, c'est un jeune qui découvre une façon de faire pousser du riz dans le sable, sans eau, sans engrais, sans rien.
Ça st'un wizkid en tabarnac.
Pas un gars qui passe trois jours à se bruler la santé pour faire un film corpo-musical.
Mais ça, c'est moi.
J'ai une drôle de vision du monde.
Je trouve ça con moi, les vidéos de musique.
Aussi con qu'avoir à payer une piasse pour mettre de l'air dans un tôyeur.
Aussi bête que d'avoir à expliquer pourquoi je pense que c'est con un Hummer Hybride.
C'est quasiment aussi con que d'avoir à payer 40 piasses pour voir un film et acheter un popcorn à mon gars. Et un jus de pomme.
Kessé tu veux.
Je trouve pas qu'y a de quoi se péter les bretelles à rajouter de la saucisse dans machine à saucisse.
J'espère qu'ils sont heureux.
J'imagine qu'ils pourraient me demander, ces gens que j'ai connus qui œuvrent dans la machine, qu'est-ce que tu fais toué, au fait, pour chialer de même?
Rien.
Je fais rien.
J'ai deux enfants, un blogue à moitié mort où tout ce qu'y a c'est du chialage, pas mal de photos de murs, pas d'expositions en vu.
À chacun son insignifiance.
"«...»and if you (go) want opinion,
i will die along the ditches."
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