mardi 1 janvier 2008

Ti-Cul



Ça remonte à loin ce malaise.
Déjà vers sept ou huit ans j'angoissais dès le 26 décembre.
Le congé était presque terminé! L'école recommençait bientôt!
Ça passait trop vite, je me voyais vieillir, bientôt 10 ans! Le secondaire... puis la fin du bon temps... la job...

Je profitais pas assez de mon enfance.

"Profitez donc de votre enfance" que mon père nous disait.
Je profitais pas assez de mes vacances que je me disais.
Et ça repartait.
10 ans... la fin du primaire... secondaire... travail, panique!

"Té encore dans lune mon grand, rviens avec nuzaut!"
Je crois pas en être jamais vraiment revenu.

C'est fait pour te suivre longtemps ces remords judéo-chrétien.
En plein réveillon hier, en train d'embrasser Fiston: "bonne année mon grand".
Alors que tout ce que je pensais à ce moment là c'était: "câlisse que tu grandis vite, attends moué un peu."
La maternelle... le primaire... 10 ans... La crise d'adolescence!

"T'es dans lune le big... Bonne année pareil!"

3 commentaires:

Mek a dit…

Sur les épaules des petits rêveurs, nous transporterons le monde. Y en faut pas tant que ça.

Gomeux a dit…

Y en faut pas tant que ça en effet.
Faut juste qu'ils rêvent au bonnes choses.

Anonyme a dit…

Yo Gom ! J'm'y connais en lune moi avec. J'ai perdu et je perds encore du temps précieux. Je pars et je reviens sans me souvenir de rien. J'ai fait la paix avec ça, presque. J'appelle ça du « missing time » maintenant. Un terme ufologique, pour dédramatiser. & racontait souvent la fois où j'suis partie chercher une pinte de lait...

J'aurais une p'tite crainte moi aussi de manquer des bouts d'la vie de mon kid si j'en avais un entre les pattes.