vendredi 1 juillet 2011

Constatations

Ça peut paraitre évident pour bien des gens, mais pour moi qui ne fréquente pas les aéroports et qui est tout à fait bonasse et naïf, c'était une révélation.
Révélation est un peu fort comme terme, disons que j'ai cessé de fermer les yeux sur cette irritante manœuvre de propagande qu'est cette interminable utilisation de l'histoire de la deuxième guerre mondiale.
Pour qu'on sache vraiment que ce sont les gentils qui ont gagné, duh.
Parce que, puisque vainqueurs et gentils, les bons ne peuvent pas être méchants.
Ça ne fait pas vraiment maintenant plus de 10 ans que la guerre fait rage sur plus d'un front.
Nah.
C'est une nécessité. Pour qu'on puisse garder nos sitcoms bien à nous, et notre coupe grey.

Aussi, les problèmes de notre société, s'il y en a, proviennent essentiellement, qu'on se le dise une fois pour toute, du financement par l'état de la santé, la culture et l'éducation.
La preuve, le système médical est en ruine, l'éducation on n'en parle pas, y a qu'à regarder les enfants aller, et la culture, quel ennui.
Les artistes se plaignent le ventre plein.
C'est pas comme nos militaires, aux fronts, dans leurs tentes, qui dorment mal à cause de la chaleur.
Il faudrait climatiser tout ça, ma foi.

À l'aéroport, dans une librairie, il y avait une section complète sur la deuxième guerre mondiale.
Pas d'Hemingway.
Pourtant, il parle de guerre souvent, Hemingway.
Peut-être pas de la bonne façon faut croire.

Au dessus des téléphones, juste avant les toilettes, une plaque nous rappelle la bravoure des combatants. Ça leur fait surement chaud au coeur.


5 commentaires:

É. a dit…

War all the time.

elfine a dit…

Très bien dit; il fallait oser!

Jean-François Thibaud a dit…

Faites la guerre st surtout pas l'amour.

Jean-François Thibaud a dit…

Sur six romans que ma fille doit se taper en secondaire deux l'année prochaine, deux sont sur l'ostie d'holocauste de juif.

Tabarnak de colisse

Mistral a dit…

Tant mieux si ta fille a six romans à lire en secondaire deux, peu importe sur l'holocauste de qui. La plupart des kids traversent le secondaire en se tapant un seul roman, et l'hécatombe de la culture les engloutit.