mardi 12 juillet 2011

Ouan

Ouan.
M'en vas vous dire une affaire.
Je m'étais bien promis que je retournerais pas voir un show à la cabine Bell.
C'est trop grand, ça sonne le cul ET ça coute la peau des fesses.
Bon, les Black Keys au Centre Bell, j'imaginais que c'étais mieux que dehors dans un festival qui coute crissement trop cher pour ce que j'aurais à voir.

Faque chu  là, sul parterre, avec ma biére à dix piasses que je sirote avec une paille.
Une paille, oui.
Faut rentabiliser ses investissements, ma génération m'a bien appris cela.
Faque chu là, sul parterre, drette en tsour du tableau afficheur qui est recroquevillé dans son crocron, tsé, comme un pénis  dans l'eau glacée.
Anyway.
Ça fait quand même un effet de se retrouver au centre de la «glace» du «Temple».
Ce doit être pour ça que ça coute un prix de fou pis que la bière de marde coute dix piasses.

Faut pas croire que j'ai pas aimé mon expérience, les Black Keys, ça transcende ces considérations pécuniaires, tsé, on leur pardonne de vendre leurs tounes pour des pubs de biéres de marde qui se vend dix piasses dans les stades à travers l'Amérique, on peut ben passer par dessus le fait que cette salle-là était trop grande pour eux...
Une histoire de label encore j'imagine.
 Ça profite de la manne ces compagnies de disques là, un succès et hop, on empoche, la tournée des arénas pis toute.

Seulement, c'est pas un groupe d'aréna, pas une asti de minutes.
Et ils le savent eux aussi, Dan Auerbach et Patrick Carney.
La preuve, tous les taupins qui sont venus pour entendre la seule toune qu'ils connaissent, ben stie, y a fallu qu'y endurent au moins cinq-six vielles chansons avant de pouvoir sortir leurs Iphone de marde.
Parlons-en de ça.
Tsé, quand tu sors ton téléphone de cave pour filmer l'action, pour prouver que t'étais là, ti-coune en arrière de toué, y voué pas, mais ça, tu t'en calisse, eh.
Si au moins, AU MOINS, c'était bien filmé, mais non, faut qu'y mettent ça sur TuTube en plus...



Ah.
C'était bien bon.
Malgré le son de marde.
Malgré tout.
Un groupe qui est en fin de compte foncièrement authentique et que j'espère bien revoir dans une salle à leur mesure, une fois que les taupins seront passés à autre chose et que les autres pourront apprécier tout leurs succès, du plus vieux au plus récent.


Ça aurait quand même été cool qu'il se donne la peine de filmer la pièce au complet, l'ami caméraman téléphonique...

6 commentaires:

Gomeux a dit…

Wow, y a plus de fautes dans ce textes-là que de trous dans ma plus vieille paire de bobettes...

É. a dit…

Ouais, mais simonac, qu'est-ce qu'y ont toutes à partir des bands pas de basse ?! Y manque la basse. Eh, eh, eh. Non, mais, bon, tsé. Je trouve qu'y manque de toute évidence la basse. Skuzez. Sauf si on écoute ça sur son téléphone mobile…

Gomeux a dit…

Oh, y avait de la basse et du clavier pour les chansons du dernier album, qui contient de la basse et du clavier.

É. a dit…

Ouf ! Là, là, là, tu me rassures. Iarrr iarrr iarr. Mais le style de gratte de ce mec me plaît souverainement. Un superbe mix de thrash et de vieux blues. En fait du Delta avec une attitude Bukowskienne. Genre ?!

Gomeux a dit…

Exact!
Bukowskien dans le sens que je le vois, faire ses affaires comme on l'entend, s'approprier un style et le jouer à sa façons, sans flafla ni sans trop jouer la vedette.
Yup.
Leur album de reprises de Junior Kimbrough, Chulahoma, est un de leur meilleur tant qu'à moi.
Kimbrough, un pote de Burnside; du monde du Mississippi; le delta, ouais.
Extrait.

Après avoir lu quelques entrevues avec Auerbach, je ne serais pas surpris qu'ils ajoutent de façon permanente un bassiste, sont trop rendu loin dans le groove pour faire marche arrière.
Ça serait chic.

Gomeux a dit…

Une preuve de plus que je ne connais rien à rien:
http://www.spin.com/articles/studio-black-keys