vendredi 25 mai 2012

Tournant

J'écoutais une chic pièce de musique qu'un ami est en train de monter.

Je l'aide un peu, avec plein d'autres fous.
J'écoutais, donc, quand soudainement j'ai entendu autre chose derrière moi, dehors.
L'hélico de la Sureté du Québec.
Mon quartier était enfin visité par les toffes de la SQ!
J'ai envisagé quelques possibilités pour n'en retenir qu'une seule, pratiquer mon slapshot.
Ça fait un mois que j'ai pas joué au hockey, ça bout.
Comme j'étais pas capable de pogner le chopper avec mes pucks, j'ai décidé de reprendre ma théière déposée plus tôt dans la soirée, appelé une amie et on est allé voir où en était rendu le joyeux tintamarre.
Ça faisait trois heures que ça se promenait dans le voisinage, on est arrivé au coin St-Denis, c'était réellement impressionnant.
On est resté là à checker ça, ébahit, pendant un bon cinq minutes.
J'étais sur la rue, y a trois heures, à piocher avec les enfants, et c'est ce que ça engendré!
Je me suis transformé en enfant du 21e siècle et j'ai vécu à travers mon téléphone pour une minute, ne sachant pas que je capterais une perle dans le genre abruti :

On a vu les vans blanches de l'antiémeute avec ses antiémus dedans, j'ai bien fait attention de pas me faire encercler.
Finalement, tout le monde a continué sur St-Denis.
Apparemment, zéro arrestation.
Je me demande, est-ce que ça rapport avec le fait que c'est de plus en plus un mouvement populaire et plus seulement étudiant?
Les casseroles, c'est le moyen que les gens qui travaillent et qui ont des enfants, ou non, ont choisi pour se faire entendre.
Entends-tu, Charogne?

On a le Che de notre bord.
Tremble.
Et décalisse.

2 commentaires:

Éric McComber a dit…

Wow ! Je vais sortir ma casserole moi aussi.

Gomeux a dit…

Les casseroles de Sauve! On veut voir ça!