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jeudi 2 septembre 2010

25 minutes en 2 minutes cinquante et une

Vous avez peut-être croisé un ti-char blanc de job cette semaine d'où émanait d'étranges hululements qui ressemblaient à l'album Folsom Prison.
C'était moi qui hurlais au rythme de Johnny.


mercredi 24 février 2010

De choses et d'autres...

Grosse game à souère, Canada-Rusky.
Je ne l'écouterai pas par contre, non.
J'ai accepté d'accompagner l'amie MC à un spectacle.
Elle m'a demandé ça il y deux semaines, j'ai regardé mes disponibilités et j'ai dit oui.
Je l'aime l'amie MC.
Si on me donnait le choix aujourd'hui, probablement que j'irais voir le spectacle pareil, même si ça risque d'être une saprée bonne joute.
Le spectacle, c'est de la danse contemporaine.
Meg Stuart.
Parait que c'est ben bon.
J'ai jamais vu de spectacle de danse contemporaine.
Je m'interroge.
Parait qu'il y a de la nudité, je peux amener ma bière?
Y a du son dans ces spectacles oubedon, euh, on peut, genre, amener son walkman pis écouter autre chose?
Tsé, un gars se refait une bande sonore assez vite.
En tout cas.

Y a un nouvel album de Johnny Cash en magasin.
Arrêtez de niaiser icitte pis allez chercher ça.

lundi 27 juillet 2009

Brunante



C'est là qu'on était, voilà trois semaines.
En camping, dans une tente-roulotte.
C'était bien.
Malgré tout les retraités, saisonniers du camping, propriétaires de chalets sur roues.

Ces braves gens ratent pas le TVA 22 heures même s'ils sont en "camping".
Z'ont tous des coupoles, c'est beau de voir ça.
Y en a des ben fins pareil.

C'était bien donc, un tout petit peu de pêche, pas mal de farniente et de glissades d'eau.



On est descendu à Amqui un brin, ma grand-mère m'a annoncé que son voisin «d'en tsour» était décédé. Son voisin d'en tsour, c'était le frère d'un de mes amis d'enfance.
Tout le monde l'appelait ti-Claude.
Apparemment que ti-Claude avait manqué d'air à naissance.
Pour ça qu'on l'appelait ti-Claude.
En tout cas, les derniers temps, y parait qu'il était toujours sur l'internet.
«Va donc sawouère ce qui faisait là dsus, tsé, ce monde-là des fouais c'est ben influençable, y a ben pu se ramasser comme Michael Jackson pis se mêler dans ses peunules.»
Personnellement, quand elle m'a dit Ti-Claude+Mort+Internet, j'ai conclu= il s'est pas levé pour aller pisser/manger/dormir/vivre trop pris par sa game de civilization pis y est mort su son clavier.
Y avait sa photo dans les avis de décès de l'Avant-Poste.
Ça m'a fait drôle de le voir adulte, avec la moustache, mais le même regard pas tout à fait là/pas tout à fait absent.
J'ai jamais trop su quoi lui dire, à ti-Claude, quand j'allais chez eux.
J'imagine que l'avoir rencontré adulte, je lui aurais probablement pas adressé la parole, il m'aurait pas reconnu ça c'est sûr, ma mère me reconnait une fois sur deux, faque.
Quand même, l'avoir croisé au détour d'une visite chez ma grand-mère, j'aurais pu lui dire qu'il était rendu pas mal loin pour un gars qui se faisait écœurer 26 heures sur 24 à l'école. Ciao Claude.

L'Avant-Poste, c'est toujours une lecture divertissante.
Ma chronique préféré, c'est de source policière.
Ça donne des choses comme ça:



La maudite côte à bouleau, de quand est-ce que cé qui vont fére de quoi avec ça...

En vrac comme ça, des bribes de conversations avec les chummys:
— Comme à chaque année pendant la foire agricole, le taux de cambriolage a monté en flèche.
Les maudits forains d'amusements Kavanagh!
Gang de rapaces!


—Les chummys qui travaillent à Fermont et Port-Cartier m'ont raconté qu'un train de la compagnie à failli dérailler à cause d'un éboulement, les gens qui le conduisaient ont réussi à l'arrêter juste avant le tas de roche, y aurait pu avoir des morts en masse, vu que c'était sul long d'une falaise.
La compagnie a suspendu les chauffeurs du train pour avoir freiné trop fort, brisant une bonne partie de la voie ferrée.
Crisse de compagnie de bien-être!


Au final, j'ai entendu pas mal d'histoire d'accidents de chars impliquant des enfants ou des bébés. Des histoires de cris, de hurlements pas possibles, de gamin pris dans son siège en arrière pendant que son père est mort sul steering en avant, la face accotée sul criard qui beugle. Le gars a passé sua rouge, pis yé rentré dans un autre char. Ça prend pas grand-chose pour bruler une rouge, tu chicanes ton kid qui braille en arrière, tu te retournes vers lui 2 secondes, pis paf, t'es mort sul steering.
Me semble que tu peux pas conduire en fou quand tu penses à ça.

En prenant la route du retour, quand ça chignait dans le char (pas souvent, on est chanceux!), je mettais grand-papa Johnny dans les haut-parleurs.
Ça calmait tout le monde pis je pouvais continuer d'éviter les furieux aux volants de leurs charriots fous.
Merci Johnny, encore une fois.
On s'est rendu vivant, encore.
Merci.

jeudi 13 novembre 2008

Difficile d'échapper à l'économie 1.1

C'est Bernard Derome qui le dit.

On pourrait en parler.
Boh.

Je pourrais mettre des photos.
Boh.
Mon fil pour plugger le kodak dans l'ordi est à Amqui.
Pis je prends pas de photos depuis un mois et demi.
C'est la vie.

Pourrait parler de plein de trucs, le son du coeur du bébé dans le ventre de ma blonde.
Ok.
C'est un beau son. Voush Voush Voush Voush.
Ça va vite et ça bouge déjà pas mal, cette petite chose.
Même avec seulement trois mois de vie utérine.

Pourrait parler de notre sage femme qui porte maintenant le voile.
Mouais.
Elle est toujours aussi infiniment douce et bonne.
Dans ta face Dumont.

Pourrait parler de pleins de choses j'imagine.
Mais ça ne me tente pas.
Faut blâmer en partie ce monsieur :



Il réussit à m'éloigner, un peu, de l'internet.
C'est bien, la Pléiade, mais crisse, c'est long à lire quand tu li toutes les notes.
Et pis, je m'endors le trois quarts du temps le livre dans face, et ça, franchement, c'est déprimant.
Pas autant que de constater qu'il faut que je fasse une sieste après souper, comme mon père, si je veux toffer la soirée.
Mais je n’en parlerai pas plus.


Voici donc une chanson.
À l'époque:



Et plus récemment, sans les frousfrous et autres apparats du showbizz:

lundi 10 novembre 2008

Comme un ouèseau su un ouère

Rien d'autre à dire.
Jvas mettre dla musique,
à défaut de mettre dla pub entre mes silences.