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samedi 15 mai 2010

Chansons du printemps/ Karkwa

Ma TV viens de me lâcher.
Une TV neuve, presque, 2002!
Dans le temps que c'était pesant
pis qu'y avait pas plus d'affaires intelligentes dedans.
Elle aurait lâcher en Juillet et hop, on l'aurait trouver sul bord du chemin, mais là...
En plein mois de mai, à la veille d'une série Montréal-Philadelphie.
Vous essaierez de trouver ça vous, de nos jour, un réparateur de TV.
«Tu me niaises le gros? Cathodique? Crisse ça au vidange pis achète toué un écran au plasma!»
«Non.»

Voici donc Karkwa.

Un tollé à la chambre de commerce
Une pilule pour traverser l'averse
Le cafard à la porte
Et plusieurs milliards dans la compote
King fraudeur en smoking s'enfuit dans le smog vert de gris
d'ici c'est difficile de voir le paradis
la face pluggée dans l'exhaust de la Ferrari.

Et les combats des calendriers
Les éclats de larmes sur le plancher
Burn-out sur le toit
Guettant comme un oiseau de proie
Et le petit psy qui suit comme un chien de poche
J'ai peur que lentement le tonnerre se rapproche
Que lentement le liquid-paper efface mon nom

Mais on fait la file comme des cons,
Lavés comme des esclaves de la dépense
Je veux marcher à reculons pour avancer dans le bon sens.

Panique au bulletin de nouvelles
Politique génération pastel
3000 soldats en guerre
une autre médaille sous la terre,
une autre question qui m'éclate la cervelle, pourquoi
autant de kamikazes dans la vie
pour aussi peu de poussière sur les cravates fleuries?

Et on fait la file comme des cons
Lavés comme des esclaves de la dépense
Je veux marcher à reculons pour avancer dans le bon sens.

vendredi 30 avril 2010

L'émotion d'un courant d'air

J'en ai déjà parlé, je crois.
Une fois tous les trois ou quatre mois, je fais un cauchemar effroyable.
Je cours, je fuis, je traine mes enfants à travers des lieux dévastés, un rêve de fin du monde de guerre mondiale, genre.
Une fois tous les trois ou quatre mois.
Comme une horloge.

J'ai autrefois amorcé un travail photographique traitant d'un possible conflit en sol québécois.
Ça traine encore kekpart dans mes trucs, j'ai mis une de ces photos ici.
Faut savoir, comme je disais il y a quelques semaines, que bon nombre des munitions et de l'armement mondial proviennent du Québec.
Petit reportage complètement schizophrénique :
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2008/CBFT/5Sur5200802161730.asx&pos=0

Tout ça pour dire que je viens de terminer la lecture des sept tomes de DMZ, le comic book.
Le huitième sort bientôt, mais pas assez bientôt à mon gout, je recommence donc à partir du début.
Et c'est encore aussi bon.
Peut-être même meilleur.


Ça se passe à New York, pendant la deuxième guerre civile au Ztats-Zunis.
C'est beau, bon, intelligent (comme dans « on n’avale pas les couleuvres de la CIA et des médias »), laid et sale.
C'est mon cauchemar mis en BD.

Combiné avec une chanson comme celle-ci, ça donne juste le gout de serrer ses enfants encore un peu plus fort et espérer que ce ne soit pas pour bientôt, l'hécatombe.