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jeudi 18 février 2010

À écrire avant d'oublier

On entre en famille dans la pharmacie.
Douce s'en va chercher ce qu'elle venait chercher
pendant que moi et Grand Fiston allons vers l'allée des jouets.
À un moment précis, je le vois plier les genoux, se taper sur les cuisses et crier :
« OSTIE D'OSTIE ! Y ONT DES JOUETS DE BEN TEN !!!
Papa!!? T'as vu? y ont des jouets de Ben Ten Awenfoan! »
« Euh oui, oui, t'as dit quoi juste avant? »

2 semaines avant, nous sommes au parc.
Il y a une fête d'enfant hassidique, Grand fiston n'en fait pas grand cas sauf au moment de partir, rongé par la curiosité il demande :
— C'est quoi papa leurs cheveux?
— Mmmoui? Kesk y ont leurs cheveux?
— Ben, y sont comme ça là là, y, y, y tournent en tabarnac là!

jeudi 18 juin 2009

Moments VI


Wilco Either Way

C'est la première chanson que le petit dernier (appelons-le Pépin, tiens) a entendu, en entrant dans le char, en partant de la maison des naissances de Pointe-Claire, je le redis encore, parce que c'est trop fantastique comme concept, la maison des naissances.
C'est plus smooth que la première chanson que Fiston à entendu, mais bon. Je sais pas trop ce que ça change anyway.


— Entendu ça dans la boite à mensonges en pleines heures d'écoute, une tite madame qui parle de son quartier:
« C'est un beau quartier, c'est vert, y a pas mal d'arbres, c'est tranquille, homogène, il fait bon y vivre. »
Sieg heil calisse.
On en fera des poèmes pis on les fera lire dans l'espace.
Sieg heil tabarnac.
Pis ça demandait au monde si y était pas écœurés de mourir, crisse de cave de Péloquin.

— «Salut jeune homme!»
«Bonjour monsieur, ça va?»
«Oh oui ça va! Pis toué? Comme disait mon pére:
«Cé tu encore trois fois par jour pas de pilules?»
«Aaah! Stie, si c'était yenk de moué!»

Ah, les vieux.


— Une fois aux six mois on va bummer sur les sites d'immobilier.
À chaque fois, ça dure trois minutes, c'est juste trop ridicule.
Ça c'est dur à battre par contre, 579 000$ pour un duplex sur Clark.
Sur Clark! Autant dire Papineau, crisse, c'est pas le carré St-Louis!
Crevez avec vos hypothèques, gang de caves.


— Fiston me demandait l'autre jour: «Comment ça on fait quoi papa?»
Ben oui toué, c'est vrai ça, comment ça on fait quoi?


— Pépin est né la journée où Rancid sortait un album.
Le pauvre doit déjà être tanné de se faire brasser sur cet air :



out in the open they aint gonna hide
police state upon us
prepare to collide
theyre gonna keep you down
step on your neck cant move no more
the weapon of their choosing
is censorship and war
and i can see the line up now
everyone is just partisan
you see one side claims victory
but its just a zero sum
liberty and freedom in quotations spray
painted on the wall verbalized explosion we
will come back some day
if your ideas are suspect
now your in contempt
report to the committee
no one is exempt
and the zealots and crusaders
they cant justify
with threats and intimidation
designed to terrify


Y a même la version acoustique pour l'heure du dodo :

samedi 14 février 2009

Moments V

- Fiston passe en courant. Se gratte les fesses.
— Yé où mon ti nez rouge? À cause moi ça pique dans mes fesses.
— Euh. Sais pas yé où..
— Oh! Zeul lé!
Fiston repasse en courant en se baissant les pantalons d'une main et en tenant dans l'autre le toutou du petit renne au nez rouge que Pirlouit et JJ lui ont donné.
Il entre dans sa chambre, s'en va sur son lit.
On se regarde, Douce et moi, pouffant de rire.
« Y va-t’y vraiment, tsé, faire ce qu'on pense que? »
— Tu vas faire quoi avec ton Nez rouge, fils?
—Ben, moua, je passe nez rouge dans mes fesses quand ça pique à cause yé doux.
Voilà.
C'est vrai qu'il est doux le toutou mais on ne le voit plus de la même façon, mettons.

- Douce me ramène à l'esprit une histoire qui date de nos vacances de cet été.
Une fois fiston couché, nous regardions le feu bruler, une tite douceur hallucinogène fumante à la bouche. Les mouettes hurlaient toutes en même temps, festoyant, qui autour d'un oursin, qui avec un méné, c'était le party de la marée basse.
Douce dit:
— Ça jase en ta, des mouettes
— Hmm. Assourdissant en calisse en toué cas.
— C'est beau, jtrouve.
— Tu m'étonnes. Un paquet de mouettes qui crient en même temps pis qui ont pas l'air de s'écouter pantoute... Tsé, comme quand vous parlez, deux trois filles en même temps, chacune dans votre histoire, y en a pas une qui a l'air d'écouter l'autre plus qu'y faut, mais stie, oui!
«...Oui, oui, moui , on va essayer de repeinturer le salon l'été prochain... »
«...Comme jte disais l'autre jour, la couleur a comme virée boutte pour boutte en séchant, pis ça fait beau pareil... »
«...Y était assez cuuuuute avec son ti-chapeau le ti-poney!...»

— Pis à la fin de la discussion, les trois filles finissent toutes par la même affaire, un« Ouan » décisif, qui laisse pas de doute, elles se sont bel et bien écoutées, comprises. C'est incompréhensible.
— Tu devrais fumer plus souvent Gui, ça te fait parler.
— Non merci.

- Personne m'a dit que j'avais cliqué 10 000 fois sur mon blog. Étonnant, non? J'ai vraiment rien à faire des fois...

- Mon marathon lecture se poursuit, je viens de terminer la lecture du journal d'un auteur.
J'ai passé au travers dans le temps de le dire, pour diverses raisons.
Premièrement, ça parle d'une époque (2002) que je pioche dessus itou, dans mes griffonnages à moi.
Pis on y parle de personnages qui pourraient aussi bien être dans mes griffonnages à moi, vu qui en a un où deux qui sont passé dans ma vie à moi itou, même si c'était de loin.
À peu près aux trois quarts du livre, l'auteur se demande si son livre sera toujours pertinent 20 ans après sa publication.
M'inquièterais pas trop à sa place.
Tant qu'il y aura des femmes et des hommes qui s'aiment et se laissent pour mieux se revoir et se laisser à nouveau, tant qu'il y aura les amis qui sont plus frères que des frères, de la boisson et des histoires de brosse, des garçons et leurs pères qui se demandent s’ils doivent s'enlacer, tant qu'il y aura la guerre, les cochons, la prison, la délation, tant qu'y aura la vie, et que ce sera écrit justement comme dans Vacuum de Mistral, ce sera toujours pertinent.

samedi 26 juillet 2008

Moments IV

-Y a pas que Foglia qui peut parler de chats. Moi aussi chu capable!
En photos c'est beaucoup mieux.
C'est les ceuzes qui aiment les minous qui vont se réjouir.


Voici la Matriarche qui a bien cru entendre un canari chez les nouveaux voisins




Gédéon le nouveau poisson rouge faisant connaissance avec la Matriarche



Salutations



On ne voit malheureusement pas la claque derrière la tête que le photographe a reçu pour avoir laissé la chatte monter sur la table.

Le prince héritier



Et sa pitance



Et finalement, le prince surveillant ses sujets





-À force d'être assis à lire et écrire des niaiseries sur l'internet, j'ai le coccyx endolori.
C'est ridicule ET douloureux.
Je peine à rester assis, ce qui n'est pas, à l'évidence, une mauvaise chose.
J'ai une saison à préparer. Faudrait ben commencer à se remettre dedans.
Je pourrais aussi changer de chaise. C'est à voir.
Ma blonde dit coksus, je découvre avec stupéfaction qu'elle est pas la seule.
Sont une gang apparemment.

-En revenant de jouer au ballon panier avec un vieux pote d'école des arts fins, une vieille chipie enguirlande un chauffeur d'autobus en break:
«Maudit voleur de job, tu viens icitte pis t'empêches nos jeunes de travailler, maudite rapace!»
Le chauffeur, habitué:
«C'est certainement pas à toi que je vole la job hein? Tu vas tu arriver à fin du mois pareil même si ton chèque arrive juste dans 2 semaines madame BS?»
«Mon BS jl'ai payé quand té t'arrivé dans mon pays, rtourne don d'où tu viens le coloré.»
«Chu né icitte ma pauvre madame»
«C'est ça, y disent toutes ça, jvous l'ai payé pareil mon BS quand vous êtes arrivé icitte toute la gang!»
«Ça fait du sens pour vous madame ske vous dites?»
«Tu montrerô certainement pôs à parler lfrançâ maudit importé!»

Moi et chummy, estomaqué:
«Merci Bouchard et Taylor... Asti, ça pas de sens! Y va penser qu'on est toute comme elle!»
moi:
«Tu penses? Y a l'air habitué, y sdébrouille pas pire, quoiqu y commence à pomper là...»

On s'approche, le chauffeur nous toise, pas certain, la femme nous observe aussi, curieuse, elle attend à l'arrêt de la 18.
Chummy lance:
«Faut pas penser qu'on est toute de même, ça vaut pas la peine de l'écouter, est folle stie!»
«Ché ben, mais un moment donné, un gars stanne de se faire insulter!»
«Ouan mais pareil, ça vaut pas la peine»
«Vous avez raisons!»
Ils se donnent la main chummy et chauffeur, il rembarque dans son autobus, souriant, la femme ne comprends plus.
Je remarque le numéro de la bus, 18.
«Faut que tu l'embarque en plus?? Asti!»
Il rit et démarre le moteur.

samedi 12 juillet 2008

Moments III

J'entre, la directrice des premières impressions est à son bureau et m'accueille .
-Tu veux vouère qui déjà?
-Simon.
-Ok tan'peu.
Elle prend le combiné. Appuie sur un bouton.
Juste au dessus du bureau, il y a un certificat de l'office québécois de la langue française.
«(...)En reconnaissance aux efforts fournis par Fontaine Bien-être/Fountain Good-Being dans le but de franciser ses opérations»
Elle dicte:
-Simon Tremblay, line one, Simon Tremblay, line one, please.
Elle raccroche.
-Sra pas ben long.
-Merci.


****



-Toi, fils, si t'avais le choix t'aimerais mieux avoir un petit frère ou une petite soeur?
-Un tifrère!
-Comment on l'appellerait?
-Jésus!
-JÉSUS??? Ahah! Asti est bonne! C'est qui Jésus, fils?
-Ben, c'est le tibébé à l'église.
-On l'appellerait Jésus Pâquet?
-Oh non papa, c'est pas beau, on va l'appeler Guillaume Pâquet, comme toi!
-Oh, ça c'est une bonne idée!! Junior!
-Nooooon papa, Guillaume Pâquet, comme toi.
-C'est ça que je dis Guillaume Pâquet Junior.
-Noooon, c'est pas beau. Jésus d'abord.



****



Je sors du char, premier call de la journée.
La tête légèrement dans le cul, couché tard, levé tôt, déshydraté à cause des chips et des deux bières.
Je vieillis considérablement, apparemment.
Je vais rencontrer la version hébreuse de Danny Devito.
Genre de gars qui te dis " chu la dans cinq menutes" pis tu finis par attendre trois quart d'heure.
Je sors du char. Chu pas pressé d'aller attendre dans la salle d'attente de Moishe Devito.
Je ferme la porte, me retourne, la tête baissée, j'entame ma marche.
Un coupé sport allemand conduit par une gédaille reconstruite de 55 ans me fauche presque les tibias en voulant se stationner dans l'espace vacant de char mais que j'occupe de mon corps... Elle freine juste à temps, continue de parler dans son cellulaire et m'ignore complètement.
Je remercie ses quatre freins à disques surdimensionnés et j'hésite entre le fond de pension ou marcher sur le devant de son coupé allemand.
Finalement, j'avale et je contourne son bazou de luxe en espérant que la journée soit pas trop longue.

Je fini finalement ma journée avec mes deux jambes.

Au retour je sacre après mon vieux big foot.
J'ai pété je sais pas trop combien de rayons depuis trois semaines.
Il est pesant, fils, dans son siège de vélo.
Ils sont gros, les trous dedans la sfatte sur St-Zotique.
Ils roulent en fous, les chars sur cette rue là, c'est dur de les éviter et d'éviter les trous en même temps.
Ma roue arrière est tellement croche qu'elle accote sur les freins à chaque deux coups de pédales.
Ça ralenti un peu, pas mal, quand même.
Le vent aussi, qui pogne dans le siège de vélo, ça aide pas.
Je force donc en sacrant pour me rendre chez moi.
Je tourne sur Casgrain, un autobus de touriste s'enligne derrière moi. Je l'entends qui s'approche.
J'accélère comme je peux.
J'y arrive, je le devance, ce lardon au diesel!
Juste devant moi, une deux-portes à hayon allemande de couleur or s'engage dans la rue.
Je suis à sa hauteur.
Je vois du coin de l'oeil que la conductrice parle au cellulaire en se regardant dans le miroir.
Elle s'approche de plus en plus de moi.
Elle veut tourner sur Molière.
Criss jvas toujours ben pas me faire éffouèrer par une lunatique qui veut rouler à l'envers dins sens unique ??
Ça va très vite.
Elle y va complètement et donne un bon coup pour tourner à droite, c'est à dire sur moi.
Je ne sens plus que ma roue me ralenti, ni le vent.
Je freine, mes pneus crissent sur la sfatte, je lève la jambe pour sacrer une shot sur son hood.
Au même moment un passant aperçoit la scène et hurle quelque chose en arabe, probablement Argarde ske tu fais connasse tu vas l'effouèrer!
Dans un sens, ça me rassure, je ne rêve pas tout ça, on me voit, j'existe.
Elle constate la présence de mon pied sur son aile avant droite!
Freine!
Me fait un geste qui semble dire:
Scuse-moué-stie-qchu-conne-aie-aie-aie-vraiment-désolé-stie-
t'es-pas-laitte-en-plus.
Genre.
Je voudrais bien crier crisse de vache! mais on ne m'a pas programmé pour ça.
Je mime plutôt un téléphone avec ma main et un air réprobateur, et juste pour être sûr qu'elle ne pense pas que je veux son numéro, je fait mine de raccrocher.
Tout ça sans avoir arrêté de rouler complètement.
Je cale ma casquette un peu plus et je traverse De Castelneau.
Tabarnac de vache, que jme dis.
C'est bien la preuve que j'ai pas besoin de casque.

samedi 28 juin 2008

Moments II

-On va au pak papa?
-Ouais!
-Oh ouaiiiis!!! On va au pak près du vieux travail à maman, compris papa?
-Non, on va aller au parc près de la bibliothèque, faut rapporter des livres, t'es content?
-Ouaiiis! On va jouer à Batman!! Moi va être Batman, toi va être son ami, là.
-Le Joker?
-Ouaisnoooon! Son ami làààà...
-Robin
lamoumoune?
-Ouais! Robinne! Moua va être Batman toi va être Robinne, compris papa?
-Ouais, oook!

Nous voici parti en vélo, moi devant, lui derrière, dans son siège.
Tu parles d'une criss d'idée de niouf toi, partir en vélo sur l'heure de pointe.
D'habitude, on revient à pied, sur le trottoir, loin des chars.
Là, à part pour le coin de rue qu'on s'est sauvé en roulant dans la ruelle, on est en plein dedans, les chars.
Faut se rendre à la piste cyclable.
Trois ou quatre minutes au max.
On est sur Bélanger. Un Taxi coupe un autre char.
Ça s'engueule, ça fesse sul top du char, sur le hood, mais ça prend surtout toute la place dans le chmin.
Je zigzag dans le trafic, je trip pas pantoute.
Le monde est sul gros nerf, fouille moi pourquoi, c'est vendredi, y fait beau.
Je sais qu'il a tout vu, même si je ne le vois pas.
Ça transpire l'agression partout.
Il se contente de me demander sur quel rue on est.

Une fois sur la piste cyclable c'est pas vraiment mieux.
Le civisme n'existe plus nulle part apparemment.
Ça dépasse en innocent, ça me coupe, ça me jette des regards.
-Asti de gang de morons de calisse...
-Quoi t'as dis toi papa?
-A tu vu les beaux chaudrons pour faire de la mélasse?
-Où ça papa?
-Oh, c'est passé!
-Pourquoiii?
-Ben, parceque c'est passé, c'était là bas, loin loin.
-Ah.

On arrive à la bibliothèque, trois ti-cul de sept ou huit ans se fessent sua yeule. Solide.
Fiston voit sans avoir vraiment vu et me colle à la cuisse.

On ne s'éternise pas, en quittant pour rapporter les livres,
je lâche un regard au plus agressif. Y s'en calisse pas yenk un peu.

Les livres sont retournés, ont fonce vers le parc avec les jeux.
-nananana nanana Batmaaaaan
-Oué!
-Viens dans mon bateau papaaaa, viiite le joker va t'attraper avec ses baleiiines!
-Aaaah! Maudit sois tu, vilain Jokeur!
-Toi prends ta longue vue papa, regarde les pirates là bas on vaChrrhhhhhrrroooooohhhhhpis leur lancer deshhhfoiourrrrvvvvrrrrrchhva couler leur bateaurooobrrrrooooooooooooh

On ne s'entend plus penser.
C'est un F18 qui a choisi ce moment précis pour passer au dessus de tout, direction Dorval.
Tout les jeunes du camp de jour qui sont sur place, moniteurs et morveux compris, vaquent à leurs occupations, personne lèvent la tête sauf un autre papa qui s'en allait du parc avec sa fille sur ses épaules.
On se regarde. Ils se retournent et continuent leur chemin.

phchhhhrrrhrhrhrhooooooiiiishhhhhrrrrrrrrrhrhrhrrrrr...

-Quoi ça papa?
-Ça, fils, c'est un avion de guerre...
-Pourquoi les avion de guèll, papa?
-Je sais pas, fils, je sais pas.

mardi 27 mai 2008

Moments

-Suis allé dans une école privée la semaine passée.
Y avait sur le mur d'honneur,
René Lecavalier, Gérard Tremblay, Nicolas Ciccone
et autres gens à la langue pure.
J'ai suivi 3-4 jeunes.
Ils parlaient anglais entre eux mais j'ai surtout remarqué qu'ils sentaient des pieds.
J'étais comme ça au secondaire aussi.

-J'ai passé dans un centre de désintox.
Tout de bleu vêtu, le gros trousseau de clés en main,
j'ai réveillé sans le vouloir une jeune qui faisait la sieste sur un bureau
comme y avait à polyvalente, dans le temps.
Elle s'est comme redressée, pas trop sûr de qui j'étais,
puis s'est recouchée en me voyant continuer mon chemin.
Je suis allé faire ma tite affaire et je suis revenu.
J'ai fait attention de ne pas la réveiller cette fois là,
sauf que rendu à sa hauteur, mes clés ont tintées.
Elle a a nouveau ouvert les yeux, j'y ai lu la peur du screw.
J'ai continué mon chemin en swignant mon trousseau dans mes mains.

-Si je rencontre encore un beauceron, un quelqu'un de Québec, ou d'ailleurs,
qui me dit fièrement avoir voté conservateur pour le changement, je peux pas garantir que je resterai poli.
Pas après ça.
Tu voulais du changement ticasse?
Watch ben ton assiette, niouf, tu vas en avoir du changement.