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mardi 21 décembre 2010

Lumière

La journée la moins ensoleillée de l'année vient de se terminer.
Ça fait un bon moment que je jongle avec l'idée de profiter de cet événement pour afficher ici une ou des chansons des Weakerthans et/ou John K.Samson.
Ce type est une de mes plus importantes influences et je le place sans gène dans mon top 3 de ceux qui ont le plus changé ma façon de créer et d'écrire, pour autant qu'on puisse dire que j'écris quoi que ce soit.
C'est présentement selon moi l'auteur canadien qui décrit le plus remarquablement la vie quotidienne en cette partie du monde.
Ses nombreuses références aux journées écourtées font en sorte que ça me donne le gout de l'écouter à chaque solstice d'hiver.

La présente pièce parle de David Reimer.
Pour qu'on n'oublie pas.
Pour qu'on obtienne un jour une médecine qui soit indépendante de l'industrie pharmaceutique, une médecine humaine qui ne se placerait pas sur le trône laissé vacant par la religion.
Pour qu'on puisse déboulonner quelques mythes et combattre les dogmes de charlatans.
Sommes-nous moins malades maintenant qu'il y a 50-100 ans?
Voilà.

J'étais assis dans la salle d'attente de l'hôpital Ste-Justine l'autre jour, avec un enfant en santé dans les bras, et je me suis pris à rêver d'un système médical qui ne soignerait pas avec du poison et qui condamnerait l'utilisation des produits chimiques.
Que le serpent cesse de se manger la queue.
La vue de la machine distributrice remplie de sacs de chips à saveur de Glutamate monosodique m'a extirpé de mon rêve.


En attendant, je ne sais pas si une telle chose existe, mais sinon ce serait bien que le 21 décembre devienne la journée mondiale des victimes d'erreurs médicales. Qu'on se sorte de la noirceur, que la lumière vienne.

Voici donc les Weakerthans, Hymn of the Medical Oddity:



Oh, all the words I should not know, that those doctors wrote on me, swell up and thrum their syllables. Won't let me get to sleep. The sun will start late and clock out early so I drive around and wait for it. Follow familiar roads, emptied of every memory, under a sheet of silence and unmarked snow. Then idle in some parking lot, smoke half a smoke and ask St. Boniface and St. Vital to preserve me from my past. Repair our potholes. Prevent plant closures. And if they remember me at all make them remember me as more than a queer experiment; more than a diagram in their Quarterly. Make them remember me.

mercredi 19 août 2009

Rapport de Vacances

Alors, voilà, vous lisez ceci, j'ai les pieds dans l'eau du lac Champlain, en train de tester mon endurance aux différents contaminants qui se déversent sur les plages de Saint-Armand.
Au programme, crayon, papier, différents livres, des nouvelles, rapport que c'est agréable à lire en vacance et que faudrait que ça débloque de mon bord, coté crayon et papier, tsé.
Faque, Carver, Buk, Hem.
Les habitués, quoi.
Aussi dans mes bagages, ma basse et un ampli.
Yup.
Je reprends du service, j'ai été harcelé par l'UltraPtérodactyle Commando8, batteur de tambours notoire, et pis, bon, ça me trottait dans la tête, de faire de la muze à nouveau.
Oh, rien de fancy, on part ça tranquille, avec des covers, fait quatre ans que j'ai pas joué de la quatre cordes et craché dans un micro en même temps.
On choisit chacun une chanson pis on va jammer ça.
Fantastique.
Dom Guitare a choisi un vieux tube des Ventures, Journey To The Stars


Commando8 y est allé d'une chanson qu'on jouait à l'époque, Aside des Weakerthans, j'en ai déjà parlé? Ah.


Et pis moi, j'aurais bien aimé jouer Rumbrave des Murder by Death


Ce sera plutôt Don't Lose Touch des Against Me!

Et pis éventuellement, une tite de Woody. J'espère!

Du bonheur à l'horizon!

dimanche 19 juillet 2009

Du soleil dans une chambre vide


Edward Hopper, Sun in an empty room



Now that the furniture's returning to its goodwill home
With dishes and last week's paper
Rumors and elections,
Crosswords, our unending wars
The black on our fingers smeared the ink on every door pulled shut
Now that the last month's rent is scheming with the damage deposit

Take this moment to decide (sun in an empty room)
If we meant it, if we tried (sun in an empty room)
Or felt around for far too much (sun in an empty room)
For things that accidentally touch (sun in an empty room)

Hands that we nearly hold with pennies for the GST
The shoulders we lean our shoulders into on the subway, mutter an apology
The shins that we kick beneath the table, that reflexive cry
The faces we meet one awkward beat too long and terrified

Know the things we need to say (sun in an empty room)
And said already anyways (sun in an empty room)
By parallelograms of light (sun in an empty room)
On walls that we repainted white (sun in an empty room)

Sun in an empty room
Sun in an empty room
Sun in an empty room
Sun in an empty room
Sun in an empty room
Sun in an empty room
Sun in an empty room
Sun in an empty room

Take eight minutes and divide (sun in an empty room)
By ninety million lonely miles (sun in an empty room)
Watch his shadow cross the floor (sun in an empty room)
We don't live here anymore (sun in an empty room)

lundi 20 octobre 2008

Reliques II



Grâce à ce brave commando8, j'ai remis la main sur de bonnes versions numérisées de quelques unes de mes photos de murs.
C'est drôle parce que je pensais à ça récemment.
Le processus que c'était.
J'attendais que la nuit tombe et je partais avec mon walkman, le trépied, les négatifs et la caméra 4x5 à grand angle de l'école.
Quand on parle de 4x5, on parle du négatif, 4 pouces par 5 pouces.
La caméra en question était super parce que compacte, ce qui me permettait de me déplacer pas mal, en bécik la plupart du temps (c'était celui de Commando8, incidemment).
Il y avait un chronomètre sur mon walkman, ce qui était pratique parce que je devais faire des expositions de six à neuf minutes, ça dépendait de la lumière.
La trame sonore était presque exclusivement constituée des deux premiers albums des Weakerthans. Fallow et Left and Leaving.
J'étais dans une grande quête de minimalisme et de simplicité, peut être en réaction avec le pelletage de nuage de certain de mes profs et collègues, et les paroles de John K Samson m'ont atteintes instantanément.

My city's still breathing (but barely it's true) through buildings gone missing like teeth. The sidewalks are watching me think about you, all sparkled with broken glass.

Fort à propos, puisque je considérais que le vagabondage nécessaire à la prise de ces photos était aussi important que les images elles mêmes.
Ce qui se reflétait je suppose puisqu'une des profs avait fait la remarque "Ça me rappelle le texte Wanderer de Walter Benjamin".
Me voilà qui droppe des noms d'auteurs que j'ai presque compris.

Aussi,
J'en entends déjà, au loin, "vas tu nous côlissser patience ek sa musique".
Je ne suis que musique, que danse.
Je suis une ronde dans un monde de croche.

Donc, photo et musique.

Left and leaving
Notez comment c'est beau un loup, merci youtube.



C'est une des premières celle là, j'étais pas sûr de où je m'en allais avec ça.




Aside




Tiens, une fleur.
None of the above






Je mets tout ça pèle mêle, évidemment, le projet final était un peu plus cohérent.










mardi 6 mai 2008

Usure

















If you ask how I got so bitter, I'll ask how you got so vain. And all our questions blur together. The answers always sound the same.

None of the above, The Weakerthans

samedi 19 avril 2008

Linéaire
























Memory will rust and erode into lists of all that you gave me:
some matches, a blanket, this pain in my chest, the best parts of Lonely, duct-tape and soldered wires, new words for old desires, and every birthday card I threw away.

Left and Leaving, The Weakerthans