
Grâce à ce brave commando8, j'ai remis la main sur de bonnes versions numérisées de quelques unes de mes photos de murs.
C'est drôle parce que je pensais à ça récemment.
Le processus que c'était.
J'attendais que la nuit tombe et je partais avec mon walkman, le trépied, les négatifs et la caméra 4x5 à grand angle de l'école.
Quand on parle de 4x5, on parle du négatif, 4 pouces par 5 pouces.
La caméra en question était super parce que compacte, ce qui me permettait de me déplacer pas mal, en bécik la plupart du temps (c'était celui de Commando8, incidemment).
Il y avait un chronomètre sur mon walkman, ce qui était pratique parce que je devais faire des expositions de six à neuf minutes, ça dépendait de la lumière.
La trame sonore était presque exclusivement constituée des deux premiers albums des Weakerthans. Fallow et Left and Leaving.
J'étais dans une grande quête de minimalisme et de simplicité, peut être en réaction avec le pelletage de nuage de certain de mes profs et collègues, et les paroles de John K Samson m'ont atteintes instantanément.
My city's still breathing (but barely it's true) through buildings gone missing like teeth. The sidewalks are watching me think about you, all sparkled with broken glass.
Fort à propos, puisque je considérais que le vagabondage nécessaire à la prise de ces photos était aussi important que les images elles mêmes.
Ce qui se reflétait je suppose puisqu'une des profs avait fait la remarque "Ça me rappelle le texte Wanderer de Walter Benjamin".
Me voilà qui droppe des noms d'auteurs que j'ai presque compris.
Aussi,
J'en entends déjà, au loin, "vas tu nous côlissser patience ek sa musique".
Je ne suis que musique, que danse.
Je suis une ronde dans un monde de croche.
Donc, photo et musique.
Left and leaving
Notez comment c'est beau un loup, merci youtube.

C'est une des premières celle là, j'étais pas sûr de où je m'en allais avec ça.
Aside
Tiens, une fleur.
None of the above

Je mets tout ça pèle mêle, évidemment, le projet final était un peu plus cohérent.







