J'étais ti-cul.
C'est en fait dans mes premiers souvenirs, l'hiver de mes quatre ans et demi.
Ça me reviens pêle-mêle, mes premiers matchs de hockey à l'aréna, la grossesse de ma mère, la fois qu'elle pleurait à cause de la mort de Lennon, et surtout, surtout, ce nom étrange qui revenait partout; Pierre DeBané, le ministre de l'Expansion économique régionale.
À ce nom est associé le souvenir de marches en plein hiver, des marches qui n'avancent pas, mais qui au moins me donne le temps de regarder le train qui n'avance pas non plus, bloqué qu'il est par un voyage de gravelle sur la track.
Les gens voulaient travailler. DeBané avait promis une papeterie, elle est jamais venue, la papeterie.
Elle est allée à Matane, proche du bureau de comté de DeBané (je vais écrire ce nom-là aussi souvent que possible).
Peut-être que mes racines de pas content viennent de là.
La Gaspésie a tout un historique de confrontations avec les gouvernements. C'est une région qui fut longtemps laissée pour contre et carrément bafouée, notamment dans tout ce grand fiasco de Forillon.
À l'hiver 1981, donc, les gens ont manifesté à Amqui, contre les mensonges de DeBané.
Michel Chartrand est venu faire son tour, ça parlait d'Amqui dans les nouvelles.
Les femmes de la région on fait une chose extraordinaire, qui fait rêver aujourd'hui.
Elles ont réussi à faire fermer les commerces, rapailler le monde, principalement les femmes, et elles sont allées encercler le poste de police pour les empêcher de sortir et d'arrêter tout le monde.
L'idée est tellement simple et porteuse d'une vérité trop souvent oubliée, kissé qui paye les policiers?
Nous autres, câlisse.
Si ton boss t'empêche de rentrer travailler, ben, tu y vas pas.
J'ose même pas imaginer la réaction des médias populistes si on réalisait un pareil tour de force en ce moment.
Me semble que ça vaudrait la peine d'être essayé, tant qu'à se faire casser la gueule.
Une loi, ça vaut quoi, si tout le monde décide que ça vaut rien?
Est-ce que le reste de la population va finalement embarquer?
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vendredi 18 mai 2012
vendredi 13 avril 2012
Point.
— Kessé tu penses de ça toi, ti-gui, la grève des étudiants?
— J'en pense que c'est pas aux étudiants à descendre dans la rue.
C'est à ceux qui payent les banques pis les autres pourris du gouvernement, genre, moi.
J'en pense que c'est pas à propos ds frais de scolarité, c'est à propos de tout les acquis sociaux qui sont pris pour acquis et que les pourris veulent récupérer.
L'échéance, c'est la privatisation du système de santé et d'Hydro-Québec. On aura remarqué que c'est déjà ben parti.
Où sont les syndicats pendant ce temps? Sais pas.
En tout cas, Richard est là.
— J'en pense que c'est pas aux étudiants à descendre dans la rue.
C'est à ceux qui payent les banques pis les autres pourris du gouvernement, genre, moi.
J'en pense que c'est pas à propos ds frais de scolarité, c'est à propos de tout les acquis sociaux qui sont pris pour acquis et que les pourris veulent récupérer.
L'échéance, c'est la privatisation du système de santé et d'Hydro-Québec. On aura remarqué que c'est déjà ben parti.
Où sont les syndicats pendant ce temps? Sais pas.
En tout cas, Richard est là.
jeudi 21 avril 2011
Bonheur
Une journée qui commence en bécyk avec de la grêle exfoliante en pleine face,
qui se poursuit à pied sous la pluie, à sauter par-dessus les trous d'eau géants remplis de cochonneries.
Avoir les pieds mouillés à dix heures du matin, ça se prend mieux quand tu aperçois dans une flaque de boue un journal gratuit avec un visage familier dessus.
Un nouvel album.
L'avais pas venu venir celui-là.
Et ça fait du bien.
Ne vous fiez pas au son du vidéo, l'album sonne en esti, pas du tout la voix passée dans un malaxeur sunbeam 1974 comme c'est le cas ici.
jeudi 11 novembre 2010
Observations
Je passe la journée à avoir pleins d'idées à écrire ici, j'arrive le soir et, pouette pouette pouette, je divague.
Ce soir j'ai ouvert la télé.
OH!
Simonac.
J'essaie de ne pas juger personne, je ne veux pas avoir l'air pêteux, mais, faut vraiment fermer cette boite à mensonges AU MOINS un an pour ensuite voir les ficelles grosses de même.
Tsé.
J'y suis allé à fond en réinsertion débile.
J'ai écouté TVA.
Wow, y avait un gars dans un show de Tv déréalité, y s'appelait Cluc, et, je dois avouer, ça a fait ma soirée.
Cluc, vient manger ta soupe là, ça va refroidir!
Cibouère.
Après c'était le TVA 22h, avec la musique qui me rappelait quand je jouait à balle-molle à Amqui pis que je revenais de ma game, que je mangeais mes quatre(!) toasts pendant que mon père dormait sur le fauteuil et que ma mère roulait ses rouleuses en jaquette à table et que le TVA 22H jouait dans le piton, dans TV.
Avec la même animatrice.
Les mêmes mafieux qui se font tirer, qui se font remplacer par d'autre mafieux aux noms différents qui vont se faire tirer itou.
Je le sais, chu dans le quartier.
Moi, la première affaire que je me dis en entendant qu'un mafieux meurt c'est, calisse, y aura pas de parking dans le coin pendant les funérailles lundi prochain.
Remarquez, c'est pas comme si ça me concernait tant que ça, le parking.
Oh, mais la population doit se sentir en otage!
Personnellement, à part Jingle Bells à journée longue en plein mois de novembre, y a pas grand chose qui me fait sentir comme un otage.
C'était surement une figure de style qu'elle voulait faire.
Ou alors elle a échappé une bribe de la bible des médias:
Faire Peur aux Nifflettes; Une Introduction.
Va savoir.
Après, y parlait de la corruption dans le milieu de la construction, pis de la mafia.
J'ai fermé la TV en voyant la belle Pauline au parlement qui s'insurgeait, qui se demandait pourquoi y avait pas d'enquête publique sur la corruption pis toute pis toute.
Bah.
Y a pas besoin d'enquête, non?
Combien de morts sous les viaducs effondrés?
Y a pas assez de trous dans les rues/routes du Québec pour comprendre qu'y a ben ben du monde qui se graisse la patte?
Pis, si y a pas d'enquête, c'est pas déjà une réponse?
J'ai fermé tout ça, et me voici ici.
Enfin.
Et bon, je pourrais bien parler de mes fils, c'est tout le temps bon ça, mais c'est demandant à écrire, faut pas faire ça tout croche, y vont savoir lire ben vite.
Je pourrais aussi vider ma boite à brouillons. Ça viendra surement.
En fait, je viens de me souvenir d'un truc que je veux faire depuis un bout.
Un genre d'hommage, au vivant, tsé, pas posthume, c'est chiant ça; j'aurais donc dù.
Nah, faisons changement et célébrons la parole de Richard Desjardins.
C'est l'automne et moi j'associe ça à Richard.
À chacun ses travers.
J'ai toujours trouvé qu'on ne lui donnait pas suffisamment le crédit qu'il mérite.
Moi, je trouve qu'il a révolutionné (dans le sens de révolutionner, changer, pas dans le sens de nouveau Ipad chauffant pour l'hiver) l'écriture au Québec.
Mon opinion vaut peut-être pas grand chose mais au moins il saura ce que je pense de lui.
Il a fait cette révolution en parlant du monde, avec les mots du monde dans bien des chansons.
C'est pas rien ça, dans TV t'alheure, ça parlait beaucoup mais ça parlait pas ben ben du monde, même si ça se veut être les Nouvelles Du Vrai Monde.
Jme comprends.
Faque, vous faites comme vous voulez, si vous vous sentez concerné vous mettrez la chanson que vous voulez chez vous si ça vous dit.
Me direz ça dans les commentaires, j'ai pas le temps de faire le tour partout comme je voudrais.
Donc, les chonsans.
Y en a en masse.
J'avais le gout de mettre Soreen, mais je ne la trouve pas.
Voilà qui n'aidera pas à la propagation de la bonne nouvelle,
on ne trouve pas facilement ses chansons sur le net.
Voici donc Nous Aurons
lundi 12 avril 2010
samedi 1 novembre 2008
Taille
Y a une couple d'affaires qui circulent ces jours ci, des virus quelconques et autres tags.
Les plus futés auront remarqué que mes derniers billets étaient presque tous musicaux.
J'anticipais pogner la taille, comme on disait dans le coin chez nous, faque j'ai pris de l'avance. Vu que c'est impossible à faire, tsé, une sélection de 5 morceaux seulement, on s'entend là dessus.
Voilà cinq morceaux pour ce soir.
Je passe un linge anti-bactérien et je tag pas personne.
Oh.
Scusez là.
Renaud qui cherche son fusil:
Le Boss, Thunder Road:
Les Flaming Lips, Do you Realize?? et Waitin' for a Superman:
Richard Desjardins Les Flèches Rouges:
Eels P.S. You Rock My World:
"And maybe it's time to live"
Les plus futés auront remarqué que mes derniers billets étaient presque tous musicaux.
J'anticipais pogner la taille, comme on disait dans le coin chez nous, faque j'ai pris de l'avance. Vu que c'est impossible à faire, tsé, une sélection de 5 morceaux seulement, on s'entend là dessus.
Voilà cinq morceaux pour ce soir.
Je passe un linge anti-bactérien et je tag pas personne.
Oh.
Scusez là.
Renaud qui cherche son fusil:
Le Boss, Thunder Road:
Les Flaming Lips, Do you Realize?? et Waitin' for a Superman:
Richard Desjardins Les Flèches Rouges:
Eels P.S. You Rock My World:
"And maybe it's time to live"
lundi 13 octobre 2008
Nous l'appellerons Richard, faut pas compter sur le hasard
Parce qu'on parle jamais du bois.
Même pendant les campagnes érectorales.
Ou si peu, pour se donner bonne conscience.
Parce que si on se met à parler du bois,
va falloir parler d'indépendance, la vrai, celle là.
Faudrait pas parler des mines non plus.
Ça deviendrait peut être trop évident
qu'on se la fait crisser dans lcul.
Day in, day out.
En anglais sivouplât.
Et même en françâ.
Pour Madgi mon beau-père qui débroussaille encore, même passé 50 ans.
Parce qu'on l'entend pas souvent autrement que présenté comme le gars qui combat les moulins à vent, ou serait-ce plutôt les moulins à scie?
Parce que c'est l'automne, et l'automne j'écoute aussi Richard.
Même pendant les campagnes érectorales.
Ou si peu, pour se donner bonne conscience.
Parce que si on se met à parler du bois,
va falloir parler d'indépendance, la vrai, celle là.
Faudrait pas parler des mines non plus.
Ça deviendrait peut être trop évident
qu'on se la fait crisser dans lcul.
Day in, day out.
En anglais sivouplât.
Et même en françâ.
Pour Madgi mon beau-père qui débroussaille encore, même passé 50 ans.
Parce qu'on l'entend pas souvent autrement que présenté comme le gars qui combat les moulins à vent, ou serait-ce plutôt les moulins à scie?
Parce que c'est l'automne, et l'automne j'écoute aussi Richard.
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