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mercredi 1 mai 2013

Premier de mai




Je roulais sur la piste cyclable quand j'ai tout à coup aperçu une boite de livre sur le trottoir.
Sur le dessus de la boite trônait ce livre. J'ai freiné en catastrophe, j'ai ramassé le livre sans même fouiller plus en profondeur le contenu de la boite et je suis aussitôt reparti, devançant encore la trentaine d'escargots en bixi qui peinait à aborder le faux plat de la rue Brébeuf.
On a beau dire, y en a qui jettent leur choux gras.

mercredi 27 février 2013

Comme une odeur de marde

D'habitude, je finis le travail et je m'enfonce directement sous terre pour retourner chez nous.
Aujourd'hui, j'ai décidé de sortir dehors juste un peu pour ensuite retourner sous terre par une autre entrée du métro.
J'avais cru voir par la fenêtre dans le bureau du boss qu'il faisait plutôt doux et c'était tout à fait le cas.
Doux comme un début de printemps, quand ça sent la terre et la marde de chien.
Ça ne sentait pas vraiment la terre, mais il y avait tout à fait un relent de marde dans l'air.
Pas de la merde, pas du caca, de la marde.

La marde médiatique, la marde politique étudiante et gouvernementale et la plus grosse marde de toutes les mardes, la marde étatique toujours représentée par son joujou préféré, la force policière.
L'hélicoptère, les rangs de cochons casqués, les chevaux prêts à charger, les files de camions blancs prêts à embarquer tous ceux qui oseront sortir du rang.
Pareil comme il y a six mois. Pareil comme avant les élections qui devaient tout changer.

À travers ce tableau, moi qui marche en me démardant comme je peux avec mes pensées contradictoires.
Moi toujours sur le bord de blâmer les étudiants de CÉGEP tout le temps en grève. Moi qui embarque dans le mécanisme du Spectacle et qui blâme sans réfléchir celui qui prend la rue. 
C'est bien ce qu'il y a de plus fâchant. Même en n'écoutant plus les nouvelles, en ne lisant que les manchettes sur l'internet, ils ont réussi à m'embourber dans le confort de l'indifférence, et ça me choque que les étudiants nous brassent la cage pour nous sortir de la marde. Vraiment, je le mérite mon cubicule rose.

L'Humanité est dans un char qui cale inexorablement dans un bassin de purin. Ça s'enfonce, l'air se raréfie, mais l'Humanité n'aime pas les nouvelles, faqu'elle change de poste et se regarde dans le miroir encore un peu, au cas.

J'ai continué de marcher, en regardant tout ça, le motton dans la gorge;  l'hélico stationnaire, les chevaux, les micros, les jeunes, les vieux. Une scène d'une pièce qui ne fait que commencer, il y aura plusieurs actes aux fils des ans...
J'ai poussé la porte du métro en jetant un coup d'oeil au beu qui gardait l'entrée. J'espère que mes enfants verront la fin de la pièce, et que cette fin soit heureuse... 
J'ai lâché la porte, me suis dirigé vers les entrailles et j'ai pesé sur play, essayant de me rassurer en me disant que tout n'est que poussière anyway...


mercredi 13 juin 2012

La Smatte

À chaque jour suffit sa peine.
À chaque jour une nouvelle niaiserie de la part de ce parti arrogant, manipulateur et corrompu.
Aujourd'hui il y a eu cette épouvantable sortie en règle d'à peu près tout le conseil des ministres contre un poster trouvé dans la maison d'Amir Khadir et qui s'est mystérieusement frayé un chemin jusque sur la première page du Hournal de Mourial et de Kwibec...
Bolduc, qui rote encore son vaccin contre la grippe de l'automne passé, trouve ça dangereux, c'est peut-être subliminal. L'autre smatte trouve pas ça drôle.
M'en vas vous le dire moi, ce qui est subliminal (en fait ce l'est pas pantoute, c'est limpide) c'est clair que vous jouez aux abrutis et que vous polarisez encore un peu plus la situation actuelle pour préparer le terrain à des élections avant que la commission Charbonneau vous rentre dedans. Le tout est joué avec un soupçon de racisme, à la Joseph Facal et son article que je ne mettrai pas en lien ici. Voilà, c'est dit.
Et pis c'est pas drôle? Qui c'est qui se soucie encore de l'avis de cette ministre de l'inculture favorable à la guerre en Afghanistan?

Et pis, est-ce qu'elle trouve ça drôle, ce vidéo?



Simonac, ça me fait oublier le million de pubs qu'il nous a fait subir et ses livres pas drôles.
Ça l'air de rien, mais y en a pas des masses qui se commette comme lui ces temps-ci.
Merci Taschereau.

Un autre pour la route:



mardi 12 juin 2012

Pétition À diffuser massivement


Signer la pétition en envoyant un courriel à cette adresse.


— — — — —

Madame Christine St-Pierre, Ministère de la Culture, des Communicatons et de la Conditon féminine 225, Grande Allée Est Québec (Québec) G1R 5G5

Madame la ministre,

C’est avec grand désarroi que nous avons pris connaissance des propos que vous avez prononcés ce vendredi 8 juin, propos selon lesquels « nous, on sait ce que ça veut dire le carré rouge, ça veut dire l’intimidation, la violence, ça veut dire aussi le fait qu’on empêche des gens d’aller étudier »1. Nous nous trouvons aujourd’hui dans l’obligation de vous demander de présenter des excuses publiques pour ces propos démagogiques qui tentent de discréditer la légitimité du port du carré rouge et de réduire malhonnêtement le sens qui lui est attaché, méprisant du coup le choix réfléchi et affirmé de très nombreux membres de la communauté artistique québécoise.

Que la ligne de parti vous oblige à une certaine réserve, nous le comprenons, mais que vous prêtiez si facilement votre ministère comme tribune à ce type de propagande alors qu’il est chargé d'administrer et de représenter les intérêts du milieu culturel québécois, nous indigne profondément: vous n’êtes pas sans savoir que la grande majorité des acteurs de ce milieu arborent fièrement le carré rouge. Tout comme le Premier ministre se doit d'être le représentant des intérêts de tout un peuple (chose qui, malheureusement, est actuellement mise en doute au Québec), une ministre de la Culture ne peut se permettre de mépriser les artistes et les travailleu(rs)ses culturel(le)s qui fondent les raisons d'être de son ministère.

Si votre objectif, en stigmatisant la violence associée au mouvement étudiant, est de vous faire du capital politique, nous tenons à vous rappeler que ce genre de stratagème éveille ce qu'il y a de plus boueux dans les consciences, et que de ne pas le savoir est indigne d’une ministre de la Culture. Or ce ne sont pas les voix qui manquent pour relever le sens et le niveau du débat que de toute évidence vous travaillez à abaisser: ces voix constituent le terrain fertile de la culture et viennent précisément de ce pan de la société qui oppose une culture humaniste à cette culture d’entreprise qui violente la libre pensée. Si le seul argument que vous décidez d'opposer à ce schisme idéologique profond est le recours à la peur pour justifier la nécessité du maintien de l’ordre, nous tenons à vous rappeler que ce flirt est extrêmement dangereux, et que dresser les vieux épouvantails de la peur au service de l’ordre rappelle de très mauvais souvenirs d’une histoire pas si lointaine.

Il est plus que temps que vous et les membres de votre parti preniez les responsabilités qui vous incombent en tant que représentants politiques quand vous usez de tels moyens de propagande pour diviser l’opinion publique, en stigmatisant le port du carré rouge comme un geste soutenant la violence. Vous aimez « oublier » que ce mot qui vous vient si fréquemment aux lèvres n'est pas incarné par les centaines de milliers de personnes, étudiants et citoyens qui marchent chaque soir dans nos rues, mais par un corps policier qui multiplie honteusement les gestes de brutalité envers des manifestants pacifiques. Vous aimez « oublier », aussi, que cette violence est celle de vos mots menteurs et méprisants, de votre inaction et de votre irrespect envers une part grandissante de notre population. Ce glissement sémantique témoigne de votre condescendance vis-à-vis de notre intelligence et du peu de respect que vous avez pour les raisons profondes et réfléchies d’arborer ce bout de tissu rouge. Une ministre de la Culture doit savoir faire preuve de discernement et ne pas rater l’occasion d’élever le débat au-dessus de la mêlée. Ce ne fut malheureusement pas le cas ce vendredi 8 juin et nous exigeons des excuses pour ce faux pas qui tente de nous plonger dans une rhétorique de la peur et dénigre par le fait même l’intelligence du milieu culturel et de ses représentants, qu’ils portent ou non le carré rouge. Nous ne pouvons consentir à cet abaissement du débat sur la place publique et cautionner par notre silence vos propos irrespectueux.

En espérant que vos mensonges cesseront rapidement de leurrer notre population, nous signons tous, acteurs et actrices du milieu culturel québécois.

Céline Couq
Responsable des communications
Éditions Triptyque / La revue Mœbius
www.triptyque.qc.ca
www.revuemoebius.qc.ca
514-597-1666

lundi 11 juin 2012

Quand t'as un premier ministre quelconque, tu crains les actes quelconques PRISE DEUX

Voilà pourquoi il faut garder un semblant de tête froide, se distancier un brin émotivement de toute cette bouillie pour les chats qu'est notre démoc.
J'étais tellement en simonac que j'ai oublié de mettre les liens vidéos, sans quoi on comprend rien.
Voici donc la raison de mon désarroi:

http://www.lapresse.ca/videos/actualites/201206/10/46-1-grand-prix-arrestations-mais-pas-de-perturbation.php/02741c81a55f4859935dc7c44a6c0156

Tout vas très bien au Québec.
À part des trucs quelconques comme la liberté de circuler sans manger  un coup de matraque en arrière de la tête...
Où se faire arrêter en allant au funérailles de sa soeur.

Quand t'as un premier ministre quelconque, tu crains les actes quelconques

Je voudrais bien écrire plus sur cette absurdité, cette perle de novlangue, mais je suis plié en deux, secoué de spasmes, de pleurs et de rires.
Calisse de tabarnac.
Je vous déclare drette là, qu'après L'Inventaire, après L'air de Rien qui viendra après l'Inventaire, il y aura:
« LES ACTES QUELCONQUES »

Ouuuuuh.
Tremblez.
Câlisse.

Merci à la constable Chose Rousse, détentrice d'une maitrise en langue de bois fasciste. Quand tu sais pas quoi dire, tu dis rien.

Tabarnac. Sortez moué d'icitte.
Chu sul bord.
Drette sul bord.


*
J'appuie sur play, shuffle all.
Ça me fait jouer ceci:
Drown me slowly.



I've got a will this time I don't care what you say
I've got a feeling this will all go away
It's in the wind this time it's in the southern sky
I can't walk on water yet won't even try

So drown me slowly
Enclose me
Drown me slowly alright
Drown me slowly
Enfold me
Drown me slowly

All that I took with me was a bad taste in my mouth
Went all around the world just couldn't spit it out
Just like ground zero was the surface of the sun
That's a sickness I can't fix it not all at once

So drown me slowly
Enclose me
Drown me slowly alright
Drown me slowly
Enfold me
Drown me slowly

Don't let them take you down
You'll leave a better world than you found
Don't let them take you down
You'll leave a better world than you found
Don't let them take you down
Don't let them take you down
Don't let them take you down
Don't let them take you down

So drown me slowly
Enclose me
Drown me slowly alright
Drown me slowly
Enfold me
Drown me slowly

Drown me slowly
Drown me slowly
Drown me slowly

dimanche 10 juin 2012

Rapaillage III


On les frappait, maintenant on les case tous dans le même wagon. Carré rouge+jeunesse=Terroriste potentiel.
Au moins, les cochons parlent encore franfais.
C'est vrai, tant qu'à vivre dans une république de banane, autant y vivre en franfais.
Faut en profiter pendant que ça dure. Ouais.


«Ce dimanche 10 juin à Montréal, je, Virginie Poulin-Bergeron, surnommée "Louve", déclare librement ce qui suit.

Je reviens du métro, il est midi trente. J'avais décidé de ne pas porter de carré rouge. Ni noir. En fait j'avais mis ce que j'avais apporté de plus candide. Une petite robe bleue et des sandales lacées. J'avais mon sac à dos rouge avec dedans, une trousse de premiers soins, deux marionnettes, papier, crayon, bouteille d'eau, des poïs en tissus.

Vers environ 11h, j'embarque à la station Sherbrooke. Quatre policiers, un officier. On fouille les gens qui portent le carré rouge. Je passe sans me faire fouiller. Station Berri. Un policier à tous les trois mètres carrés. Partout des cellules de policiers qui arrêtent des jeunes qui ne portent pas nécessairement de carré rouge, à ce que je vois. Je continue ma route vers le quai de la ligne jaune. Une policière m'arrête et me demande de lui donner mon sac. Je lui donne, elle l'ouvre. "C'est quoi ça?" "Une trousse de premiers soins". Elle me laisse continuer ma route.

Au quai direction Longueuil, environ trente policiers de chaque côté du quai, trois avec le kit de veste pare-bale et leurs chiens renifleurs. Un policier par wagon. On débarque au parc Jean Drapeau. Un barrage de policiers nous attendent de pied ferme pour arrêter les gens qui leur semblent soupçonnables. Je passe presque, une main ferme se pose sur mon épaule. Une policère me dit qu'elle va vérifier mon sac. Je lui donne, elle l'ouvre. Elle me parle d'une voix dure et autoritaire.

-C'est quoi ça, des masques?
-Des marionnettes.
-Vous faites quoi ici?
-Je suis venue voir le spectacle.
-Vous avez vos billets?
-Non.
-Allez vous-en, vous n'avez pas d'affaire ici.
-Je ne peux même pas aller voir les kiosques?
-C'est quoi ça?
-Des poïs. De la jonglerie maorie.

Elle tâtonne mes boules de tissus pour voir s'il n'y a pas qqe chose à l'intérieur. On s'organise pour m'escorter vers la sortie. Trois policiers m'encadrent.

(moi)-Ça doit être une dure journée pour vous.
-Pour nous aussi, c'est dur, vous savez pas.
(elle n'a vraisemblablement pas compris ce que je lui ai dit)
-Vous allez vers Longueuil ou Berri?
-Berri.

On m'escorte vers le quai d'embarquement. On me met avec une sept-huit autres personnes (toutes dans le début de la vingtaine, je crois) encadrées de cinq-six policiers. Deux gars tentent de parlementer. "Merde, on veut juste aller à la ronde!"

Le métro arrive, on nous fait embarquer. On nous demande de rester dans un coin du wagon délimité par deux policiers qui nous encadrent. Une jeune fille parle avec l'un d'eux. Je n'écoute pas trop la conversation. Une fille à côté de moi lit un livre. 1984. Je me penche pour lire par-dessus son épaule. Un jeune homme nous prend en photo de l'autre bout du wagon.

On arrive au quai de Berri-UQAM. Environ huit policiers nous attendent. L'un d'eux porte tout un kit noir, veste pare-balle et tasers (je crois que c'est ça) et a un berger allemand. On nous fait sortir. On nous place contre le mur, on nous demande de nous tourner face contre le mur. On attend un peu. Les deux jeunes qui voulaient aller à la ronde sacrent et rouspettent. Un policier prend la parole.

-Vous voyez le grand noir, là? (on se tourne pour voir un policier de six pieds cinq (à peu près) de couleur noire qui nous attend au bout du mur). Vous allez le suivre à la queue l'un derrière l'autre.

On part, on nous escorte (7-8 arrêtés, 7-8 policiers, environ) dans la station jusqu'à une porte de sortie de secours. Avant d'entrer dans une longue cage d'escalier, un jeune policier qui garde la porte lâche tout bas, à mon passage: "bonne chance dans vos études". Je me retourne "Merci!" en souriant. On monte une longue volée de marches. Les deux jeunes qui voulaient aller à la ronde discutent avec un autre jeune polcier qui semble "cool" et semble leur faire comprendre que lui aussi, il trouve que ça n'a pas de bon sens. L'un d'entre eux dit "si j'avais eu ma caméra, j'aurais filmé tout ça". On est 2-3 à sortir nos cells de nos poches et à commencer à filmer tout en marchant.

On aboutit dans une sortie de métro, celle la plus près de l'UQAM, je crois. Une policière nous attend et nous dit que si on nous revoit dans une sation de métro, on va être arrêtés. Deux jeunes veulent discuter avec elle. Je m'arrête avec mon cell pour filmer le tout. Le grand policier de couleur noire me met la main dans le dos.

-Vous allez sortir (en m'indiquant la porte);
-J'aimerais ça écouter le conversation
-Non, vous sortez.

Le policier avec un berger allemand me regarde. Le policier noir me pousse dans le dos doucement. Je soupire et sort. Dehors, une jeune fille semble ébranlée et émotive. Je lui presse le bras et lui sourit. On jase un peu, on se dit que ça n'a pas de bon sens. On se souhaite bonne journée, je repars. Je marche jusqu'à ma voiture, prend mon portable et me rend à l'auberge de jeunesse où j'ai dormi la veille pour écrire ceci.

Je déclare que tous les renseignements fournis dans ce document sont exacts et véridiques au meilleur de ma connaissance. Les dialogues ont été transcrits au meilleur de ma mémoire, mais diffèrent sans doute de la réalité au niveau de la forme des phrases. Ce texte est exempt de droits d'auteur et peut être utilisé à toute fin que vous
jugeriez utile.»



Rapaillage II

Voilà.
On a atteint un niveau de répression tout à fait unique, en ce sens que c'est maintenant un crime de porter le carré rouge.
C'est particulièrement criminel de le porter dans le métro. Va savoir.
En même temps, la ministre de l'inculture le disait l'autre jour, c'est un symbole d'intimidation et de violence, le carré rouge.
Contrairement à l'étoile jaune, par exemple.
Quoique porter l'étoile jaune menait à des voyages en trains. Ici on parle de métro, wagons, rails.
Ça devient mêlant...
Je suis pas en train de comparer les deux symboles, eh, mais la police fait une maudite belle job de profilage ces jours-ci.
Ça rappelle octobre 70, quand les soldats arrêtaient des gens qui possédaient des livres sur le cubisme, croyant que ça en faisaient des communisses comme à Cuba...
Mais attention, y a un policier qui a dit de pas comparer les lieux de détentions à des « camps de concentrations light », vu que lui, il a de la famille qui a passé par là. C'est amusant, on dirait un sioniste policier, montréalais.
Que sais-je au fond, de ces questions d'oppression?
En tout cas, ce qui est clair, c'est que c'est contraire aux règles des droits et libertés.

----------------

Par Christian Tremblay

Aujourd'hui à Montréal, les policiers empêchaient les gens qui portaient le carré rouge de prendre le métro, ils leurs demandaient de les jeter aux poubelles et ont procédé à des contrôles d'identification totalement illégaux.

Je recommande fortement à tous ceux qui ont été victimes de cette intimidation ou de toute autre forme d'abus de porter plainte au SPVM, à la ville de Montréal et de se regrouper pour intenter une poursuite contre le SPVM.

L'identité de chacun lui appartient. Une personne n’a l’obligation de révéler son identité à un policier que dans les cas d’exceptions suivants :

- Elle est en état d’arrestation, ou en infraction.

- Elle est au volant d’un véhicule motorisé : le conducteur doit montrer son permis et le certificat d'immatriculation du véhicule (attention: les passagers ne sont pas obligés de s’identifier).

- Elle est mineure et se trouve dans un débit de boisson ou dans un cinéma (elle est obligée de s’identifier pour prouver qu’elle a au moins 18 ans).

- Elle circule dans un lieu public (parc, rue…) la nuit (le refus de s’identifier peut entraîner des accusations de vagabondage selon certains règlements municipaux).

Ce comportement de la police est une atteinte flagrante à nos droits démocratiques comme le stipule la Charte des droits et libertés, partie 1, section 2, du chapitre sur les libertés fondamentales...

Libertés fondamentales :

2. Chacun a les libertés fondamentales suivantes :

b) ……liberté d'expression

Et la loi 78 contrevient à la même partie de la Charte canadienne des droits et libertés (et la loi Canadienne a préséance sur les lois provinciales)

Libertés fondamentales :

2. Chacun a les libertés fondamentales suivantes :

b) liberté …… d'expression…;

c) liberté de réunion pacifique;

et de la charte des droits et libertés de la personne du Québec

PARTIE I
LES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE

CHAPITRE I
LIBERTÉS ET DROITS FONDAMENTAUX

3. Toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d'opinion, la liberté d'expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d'association.

1975, c. 6, a. 3.

Il est intéressant de constater que la loi 78 est inapplicable selon les deux chartes

Il est aussi possible de poursuivre l'employeur des policiers (ici la ville de Montréal) s’ils ont reçu l'ordre de commettre un acte illégal selon les disposition du code civil article 1464

1464. Le préposé de l'État ou d'une personne morale de droit public ne cesse pas d'agir dans l'exécution de ses fonctions du seul fait qu'il commet un acte illégal, hors de sa compétence ou non autorisé, ou du fait qu'il agit comme agent de la paix.

1991, c. 64, a. 1464.

Ou si le policier a agit de son propre chef il est possible de le poursuivre selon les disposition du code civil article 1457

1457. Toute personne a le devoir de respecter les règles de conduite qui, suivant les circonstances, les usages ou la loi, s'imposent à elle, de manière à ne pas causer de préjudice à autrui.

Elle est, lorsqu'elle est douée de raison et qu'elle manque à ce devoir, responsable du préjudice qu'elle cause par cette faute à autrui et tenue de réparer ce préjudice, qu'il soit corporel, moral ou matériel.

Elle est aussi tenue, en certains cas, de réparer le préjudice causé à autrui par le fait ou la faute d'une autre personne ou par le fait des biens qu'elle a sous sa garde.

1991, c. 64, a. 1457.

mercredi 30 mai 2012

On danse à Naziland

Je met ça ici, si vous êtes assez mongol pour le regarder au complet, vous êtes plus fous que moi.
Quand même, ça vaut la peine de regarder au moins à 19:30, Jean Charest et George H. W. Bush qui s'installe pour souper, côte à côte.
Des gens de grande culture, la preuve, Plamondon est là.



http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/351236/anonymous

mardi 8 mai 2012

Le contenu de ce message pourrait choquer

Faut vraiment être brainwashé pour croire que les jeunes prennent la rue seulement pour contrer une augmentation de « 50 sous par jour ».
Honte aux Desmarais et leur laquais, Jean Charest. Qu'ils pourrissent tous autant qu'ils sont, sur place, instantanément, rattrapés par leur idéologie de pleins de marde.
Et essayez même pas de venir me dire que la police fait ce qu'elle peut. Moi aussi je fais ce que je peux, en n’étant pas police.
« On voit pas tout, y manque la provocation des manifestants! »
Ben, vas-y manifester si tu veux voir tant que ça comment ça marche!
J'espère pour toi et ton crâne que tu cours vite.

lundi 7 mai 2012

Heureusement, il nous reste la jeunesse

Aujourd'hui, en mangeant mon samouiche, j'ai entendu ce genre de sophisme:
«Y auront yenk à bouère une biére de moins par 'hour.»
Je répondrai ceci:
«Touche pas à ma biére.»

dimanche 6 mai 2012

Sortir du Cirque

Tombé sur ça par le plus grand des hasard.
C'est rare que je dis ça mais c'est à faire circuler


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Déclaration du 4 mai 2012 : appel à sortir du cirque et de l’encadrement du spectacle

par Eric Martin, 4 mai 2012, à 10:35 ·
Pendant que les médias québécois débattent de questions triviales - vote secret, indexation, position du PQ, « violence » - ce sont étrangement les journalistes étrangers qui semblent le mieux à même de saisir l’importance de la lutte que mènent les étudiant-e-s du Québec.
Selon le Guardian britannique : les étudiants du Québec sont « the most powerful challenge to neoliberalism on the continent» (le plus important défi pour le néolibéralisme du continent). Même Paris Match, le journal people français, s’interroge : « Le premier grand mouvement socio-écologique est-il en train de naître dans la Belle Province ? Rarement, en tout cas, revendications économiques, sociales et environnementales n’ont paru aussi imbriquées à une telle échelle et sur une telle durée. C’est sans doute l’un des aspects les plus novateurs de ce « printemps érable » ». Même si les chroniqueurs s’acharnent à faire passer le mouvement étudiant pour un mouvement particulariste, on doit constater que le printemps québécois, au même titre que le printemps arabe, est en lutte contre un système global et une élite détachée, mensongère et corrompue.

Que ce soit de la part des médias, du gouvernement et des soi-disant experts, nous avons affaire systématiquement à une entreprise de dépolitisation de la lutte étudiante. On ne veut pas, en effet, entendre la parole des étudiant-e-s, et l’on ramène toute l’affaire à une question procédurale et technique. Force est de constater que cette dépolitisation atteint un sommet lorsque par tous les moyens, le gouvernement oppose les droits prétendument individuels aux droits collectifs, alors que : l’individu ne peut exercer ses libertés que dans un monde commun et dans le cadre d’une communauté d’appartenance. Et deuxièmement, les droits confinés à l’individu accentuent l’isolement de cet individu et le réduisent à l’état de consommateur, lequel est par définition censé jouir de son acte solitaire. Jamais un individu seul ne peut faire société, c’est-à-dire agir politiquement dans et pour le commun.

À preuve, le pouvoir politique et médiatique impose une grille de lecture qui avance que la grève étudiante est un « boycott ». La violence de l’État (matraquages, grenades, répression) se double d’une violence symbolique qui est d’autant plus pernicieuse qu’elle impose les cadres de pensée orwelliens avec lesquels il faut, selon elle, comprendre ce qui est en train d’arriver. Alors que même le Guardian reconnaît que l’État ne cédera pas même un pouce sans qu’il y ait soulèvement populaire massif, nos propres journaux et télévisions déplorent le manque d’ordre et de sécurité. Mais le désordre n’est pas imposé par les étudiant-e-s : il est l’expression de la nature même du capitalisme financier, dont le modus operandi est la destruction du monde commun. Il est ainsi clair que la sécurité dont on nous rabat les oreilles est l’injonction de se taire et de s’adapter constamment à la fuite en avant d’un système qui ne répond plus qu’aux exigences de sa propre croissance infinie.

En ce moment où tous et toutes nous semblons perdre le contrôle et la mainmise sur ce qui advient de notre appartenance commune et de la maintenance de nos vies, il est urgent de rappeler que la signification profonde du mouvement initié par les étudiant-e-s s’oppose à la fausse émancipation libérale qui pose la liberté personnelle comme seule réponse à la crise générale de la société. Cette pseudo-liberté est une fuite en avant vers la guerre de tous contre tous. Or, il n’y a véritablement de liberté individuelle que dans son incarnation et expression collectives. Ce que les étudiant-e-s expriment, c’est le refus de la perte du monde commun. Les étudiant-e-s ont bien compris que le chantier de démolition qui tient lieu d’avenir qu’on leur offre est non seulement une insulte à l’intelligence, mais aussi une impasse de civilisation. Les étudiant-e-s n’ont rien à perdre que leurs dettes, ils ont un monde à se réapproprier.

Eric Martin, professeur, philosophie, Édouard-Montpetit
Benoît Coutu, chargé de cours, sociologie, UQAM
Nadine Lanouette, professeur, philosophie, Lionel-Groulx,
Maxime Ouellet, professeur associé, école des médias, UQAM
Jacques-Alexandre Mascotto, professeur associé, sociologie, UQAM

samedi 5 mai 2012

Détonations

C'est samedi soir. À mon poste.
Faut que j'écrive mais je suis pas capable.
Le coeur gros, les yeux mouillés, enragé.
J'écoute en boucle Master of Wars de Dylan.
J'en ai plein le cul du cynisme ambiant.
Du mépris.
Du fascisme non plus rampant, mais mûr et juteux.
Dégoulinant.
L'état de siège.
Je suis en 1929.
En 2012.
Sieg Heil calisse de tabarnak.
Deux étudiants sont entre la vie et la mort et personne n'en parle sauf ceux qui y étaient et qui propagent la nouvelle comme ils peuvent.
C'est ce qu'il nous reste, les mots.
Le silence est complice de la violence.

« Well let me ask you one question, is your money that good? Will it buy you forgiveness?
Do you think that it could? »

vendredi 13 avril 2012

Point.

— Kessé tu penses de ça toi, ti-gui, la grève des étudiants?
— J'en pense que c'est pas aux étudiants à descendre dans la rue.
C'est à ceux qui payent les banques pis les autres pourris du gouvernement, genre, moi.
J'en pense que c'est pas à propos ds frais de scolarité, c'est à propos de tout les acquis sociaux qui sont pris pour acquis et que les pourris veulent récupérer.
L'échéance, c'est la privatisation du système de santé et d'Hydro-Québec. On aura remarqué que c'est déjà ben parti.
Où sont les syndicats pendant ce temps? Sais pas.
En tout cas, Richard est là.

samedi 11 septembre 2010

Face à Face

Personnellement, puisqu'il faut, semble-t'il, célébrer quelque chose aujourd'hui, je voudrais bien qu'on célèbre la mémoire d'Isaac Newton (à défaut de se remémorer le triste coup d'État américain au Chili)!
Ouais!
Oui monsieur!
Oh oh!
Et pourquoi pas?





Faque ça reste dans tête ça hein?
Bom bom bom bom bom bombom, gravity.

Voici autre chose pour faire passer ça.

dimanche 22 août 2010

Fatigue Immense, Colère, Tristesse et Autres Émotions

C'est peut-être la pluie automnale de fin août, les nuits écourtées accumulées, le retour au travail,
le fait que Pépin entre à la garderie, que Grand Fiston commence la maternelle, peut importe ce qui se passe, le fait est que, j'ai peu de patience et suis généralement à fleur de peau ces temps-ci.
Je préfère lire plutôt que de bloguer, vous m'en excuserez, je n'ai pas l'énergie pour écrire...
Quoique.
Comme d'habitude, je lis un truc quelque part qui m'enrage et me revoilà reparti.
En fait, c'est complètement anodin, rien de bien grave, c'est écrit d'un ton bon enfant, ça ne peut pas faire de tort à personne, n'est-ce pas?
Eh bien non, on ne me la fait pas.
Ça m'a tellement tombé sur les rognons que je suis allé direct sur le site du journal et j'ai laissé un commentaire à l'auteur de la chronique.
Le commentaire est à l'image de mon humeur ces temps-ci, bancal et échevelé.
Peu importe.
Je ne le nommerai plus le bougre, j'ai déjà dit ici que je l'aimais bien, personne ne s'en souvient, mais moi si, et ça m'énarve.
Il dirige maintenant le journal des journalisses, il s'inquiète périodiquement de la crise de confiance entre le public et les journalisses, on pourrait croire que ça le pousserait à faire preuve de plus de rigueur, mais non, il nous pond un article sur la pâte à dent, cite le nom d'une compagnie une dizaine de fois, évoque des produits chimiques mortels qui se retrouvent dans le dentifrice en les qualifiants « d'avancées » scientifiques et termine sa chronique en se demandant pourquoi la créativité est en baisse partout en occident.
On dirait bien que ça ne lui est pas passé par la tête une seule seconde que le fluor dont il parle est régulièrement cité dans différentes études comme étant un danger pour le cerveau humain.
M'enfin.
Il m'a répondu le bougre.
Apparemment je n'ai pas saisi le ton de la chronique.
Pas vraiment surprenant, je ne saisi plus grande chose des médias de toute façon.

C'est là qu'on est rendu.

dimanche 9 mai 2010

Un phare dans ce brouillard surmédicamenté

Le Doc Mercola parle avec Robert Whitaker de dépressions et autres maladies mentales.
C'est tout à fait réjouissant pour autant qu'on soit prêt à admettre que les autorités médicales n'ont pas le monopole du savoir et du pouvoir de guérison.
En gros ce que ça dit c'est que les médicaments sensés guérir la dépression font en sorte que la maladie devient trop souvent chronique plutôt que passagère.
Il y a évidemment une centaine d'études qui confirment le tout, ce que Whitaker rapporte dans son livre Anatomy of an Epidemic, mais elles ne sont que très rarement discutées.
On se demande bien pourquoi...

On trouve ici une critique de son livre, dans le New Scientist.
Là voici, en anglâ, désolé :

PSYCHIATRY is widely considered to be a success, able to treat mental illness using drugs to correct chemical imbalances in the brain. Yet, since the advent of psychiatric drugs, rates of mental illness have shot up and the supposed imbalances, thought to be the cause of mental illness, have been shown not to exist.

Whitaker wants us to believe psychiatry itself is to blame, and that scientific incompetence and corrupting self-interest have prevented reliable assessments of mental disorders and treatments alike. The author's belief that we could have got it so wrong seems far-fetched.

Up close, however, his arguments are worryingly sane and consistently based on evidence. They amount to a provocative yet reasonable thesis, one whose astonishing intellectual punch is delivered with the gripping vitality of a novel.

Whitaker manages to be damning while remaining stubbornly optimistic in this enthralling and frighteningly persuasive book.