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mercredi 1 mai 2013

Premier de mai




Je roulais sur la piste cyclable quand j'ai tout à coup aperçu une boite de livre sur le trottoir.
Sur le dessus de la boite trônait ce livre. J'ai freiné en catastrophe, j'ai ramassé le livre sans même fouiller plus en profondeur le contenu de la boite et je suis aussitôt reparti, devançant encore la trentaine d'escargots en bixi qui peinait à aborder le faux plat de la rue Brébeuf.
On a beau dire, y en a qui jettent leur choux gras.

mardi 8 mai 2012

Le contenu de ce message pourrait choquer

Faut vraiment être brainwashé pour croire que les jeunes prennent la rue seulement pour contrer une augmentation de « 50 sous par jour ».
Honte aux Desmarais et leur laquais, Jean Charest. Qu'ils pourrissent tous autant qu'ils sont, sur place, instantanément, rattrapés par leur idéologie de pleins de marde.
Et essayez même pas de venir me dire que la police fait ce qu'elle peut. Moi aussi je fais ce que je peux, en n’étant pas police.
« On voit pas tout, y manque la provocation des manifestants! »
Ben, vas-y manifester si tu veux voir tant que ça comment ça marche!
J'espère pour toi et ton crâne que tu cours vite.

samedi 19 novembre 2011

Autre point de vue

Une autre hystérique constipationisse, surement.
En tout cas elle va avoir de la misère à travailler dans les grands médias...


Libye : témoignage de Lizzy Phelan, journaliste...

lundi 25 avril 2011

Vente Débarras



Tout le monde sait que c'est super cool, les agents secrets, les espions, comme disent les abrutis.
Ça déstabilise des pays entiers.
Ça renverse des gouvernements démocratiquement élus.
Ça instaure des dictatures dans des pays qui ont quasiment inventé la démocratie.
Ça renverse les dictateurs devenus trop mous pour les remplacer par des plus serviles et plus sanguinaires.
Ça ramasse le cash des guns pis de la dope partout sur la planète.
Ça pisse dans les oreilles des médias.
Ça casse des gueules.
Ça défonce des crânes et ça chie dedans.
Ça viole des femmes.
Ça tue des enfants.

Oui monsieur.
Oui madame.

Heureusement, nous avons maintenant le manuel d'espionnage pour futurs agents secrets.
Et il est en vente.
Juste à temps pour les élections.

Faudra choisir pour un des caves de la gang.
Devoir citoyen.

Oui monsieur.
Oui madame.

Faudra oublier que tous ces candidats sont pour les frappes «stratégiques» sur un pays contrôlé à distance par le big boss depuis des décennies.
La marionnette de la place est usée, faut la remplacer par une plus moderne, qui a son propre compte Feicebook.

Faut passer outre le fait que les médias n'en parlent jamais, du rôle des agents secrets.
Parait qu'ils ont un budget «officiel» de 55 milliards, les agents secrets.
Pour nous protéger des terroristes.
Qui sont sur le payroll.

Faut oublier tout ça.
Faut être schizophrène.

Faut aller voter.

Oui monsieur.
Oui madame.

Juste après la vente.


C'est plus compliqué de trouver la version originale de Masters of War de Dylan que de trouver un article potable d'un des deux francs-tireurs...





dimanche 9 mai 2010

Un phare dans ce brouillard surmédicamenté

Le Doc Mercola parle avec Robert Whitaker de dépressions et autres maladies mentales.
C'est tout à fait réjouissant pour autant qu'on soit prêt à admettre que les autorités médicales n'ont pas le monopole du savoir et du pouvoir de guérison.
En gros ce que ça dit c'est que les médicaments sensés guérir la dépression font en sorte que la maladie devient trop souvent chronique plutôt que passagère.
Il y a évidemment une centaine d'études qui confirment le tout, ce que Whitaker rapporte dans son livre Anatomy of an Epidemic, mais elles ne sont que très rarement discutées.
On se demande bien pourquoi...

On trouve ici une critique de son livre, dans le New Scientist.
Là voici, en anglâ, désolé :

PSYCHIATRY is widely considered to be a success, able to treat mental illness using drugs to correct chemical imbalances in the brain. Yet, since the advent of psychiatric drugs, rates of mental illness have shot up and the supposed imbalances, thought to be the cause of mental illness, have been shown not to exist.

Whitaker wants us to believe psychiatry itself is to blame, and that scientific incompetence and corrupting self-interest have prevented reliable assessments of mental disorders and treatments alike. The author's belief that we could have got it so wrong seems far-fetched.

Up close, however, his arguments are worryingly sane and consistently based on evidence. They amount to a provocative yet reasonable thesis, one whose astonishing intellectual punch is delivered with the gripping vitality of a novel.

Whitaker manages to be damning while remaining stubbornly optimistic in this enthralling and frighteningly persuasive book.

jeudi 6 mai 2010

Le Codex fait une autre victime

Je relaie ici un superbe texte, via Le Crachoir, de la fondatrice/propriétaire de l'Armoire aux Herbes.
Petite piste pour expliquer les tentatives de normalisations de tous les produits naturels :
Codex.

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L’Armoire aux Herbes, herboristerie ouverte depuis plus de 30 ans, obligée de fermer ses portes

Pour la première fois en trente ans, il n’y aura pas de serre remplie à craquer d’herbes et de fleurs en devenir, pas de merveilleux jardins à perte de vue, pas de production de plantes médicinales, pas de transformation en nos excellents produits de santé. C’est avec beaucoup de peine et le cœur très gros que j’ai dû finalement arriver à cette conclusion, forcée de le faire par la conjecture actuelle.

Ma chère Armoire aux Herbes écoulera cette année les produits qui nous restent, bons au moins jusqu’en 2012, puis, elle devra fermer ses portes. Il est impensable d’engager les frais encourus par une autre saison agricole, tous ces salaires des jardiniers et transformateurs animés par l’esprit le plus pur de la tradition herbale, alors qu’il devient rapidement impossible d’offrir nos produits d’herboristerie aux clients qui les aiment et les réclament dans les magasins de produits naturels.

Nous vivons depuis dix ans sous les menaces, dans un climat d’insécurité et dans la nécessité de tout justifier aux yeux de personnes qui ne connaissent rien de notre réalité. Nous décidons de retirer de sur nos têtes cette épée de Damoclès qui a miné nos énergies et brisé nos cœurs. Nous choisissons la paix et la liberté et la conséquence de choix, c’est le retrait stratégique et volontaire. Après des efforts notoires de démarches auprès de Santé Canada pour faire approuver nos produits afin de tenter d’obtenir les sacro-saints Numéros de Produits Naturels (NPN) imposés, nous avons dû reculer et nous rendre à l’évidence que nos produits tels qu’ils sont ne passeraient jamais cette épreuve pharmaceutisante. Nous n’allons pas nous mettre à faire des teintures dans l’alcool pour satisfaire des exigences extérieures.

Nous n’avons jamais crû en ce processus de « triage » du gouvernement, il faut bien le dire. Une des plus grandes faiblesses de la réglementation des produits de santé naturels vient du fait que les critères d’évaluation et les normes de preuves exigées pour homologuer les produits ont été établis par Santé Canada sans aucune distinction qu’il s’agisse de produits manufacturés par de grandes multinationales ou par des petites et moyennes herboristeries artisanales dont le rôle a toujours été d’offrir un large compendium pour bien servir.

Nous avons pressenti dès 2004 que nous (les petites herboristeries traditionnelles) serions les laissés-pour-compte dans cette histoire. Nous savons que nos produits sont efficaces, que leur innocuité est réelle et que si nos clients y sont demeurés fidèles depuis des décennies, c’est parce qu’ils fonctionnent. Nous ne devrions pas avoir à réparer ce qui n’est pas cassé, à changer ce qui réussit. Nous ne devrions pas avoir à réviser nos formules qui ont fait leurs preuves pour qu’elles soient copies conformes des formules de quelques herboristes du passé ayant été sélectionnés pour faire office d’experts, à changer nos concentrations qui sont parfaitement appropriées, à faire tester chaque année pour des résidus de produits chimiques, nos produits d’herboristerie qui proviennent uniquement de notre terre, celle-ci étant éloignée de toute culture polluante et certifiée biologique et biodynamique depuis l’avènement au Québec de telles certifications.

Pour nous, la plante médicinale est et devrait demeurer un aliment et non une drogue. « Que ton aliment soit ton remède ». Il n’y a aucune différence entre le tonique à l’ail que nous extrayons dans le vinaigre et l’ail que nous mangeons. Ils ont tous deux une indéniable action curative, tout comme nos carottes et notre chou. Une véritable transformation traditionnelle, à échelle humaine, faite dans le respect de bonnes pratiques de fabrication n’en fait pas pour autant un produit de laboratoire mais constitue une méthode visant à s’assurer du service des bonnes plantes pendant les saisons où elles ne sont pas disponibles dans nos champs et dans nos jardins. Comme la choucroute préserve nos choux et les pots de salsa nos savoureux légumes d’accompagnement.

Nous ne croyons pas à l’analyse des principes actifs, à la mesure de quelques éléments, avec la prétention d’assurer ainsi une constance de concentration. Chaque année que le ciel nous donne fait pousser des plantes qui sont quelque peu différentes dans leurs combinaisons d’éléments et ce, pour de bonnes raisons. La standardisation n’a rien à voir avec la qualité. Elle n’est que la preuve d’un produit mort, dans lequel ne coulent plus les sources de la vie qui elle, est d’abord et avant tout changement.

Pour nous, la qualité de nos plantes, évidente à tous ceux qui au fil des ans ont visité et sillonné nos jardins, la qualité vibratoire, malgré le fait qu’elle ne soit pas encore mesurable en laboratoire, a fait ses preuves. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli, fiers de ce qui aura été un beau modèle de petite entreprise honnête, fidèle à ses convictions profondes, heureuse de vous avoir offert nos jardins en gouttes, en huiles et en tisanes.

Nous avons de la peine pour les thérapeutes habitués à soulager la souffrance humaine grâce à nos produits et à ceux de nombreuses autres petites herboristeries. Nous avons de la peine pour les herboristes de demain qui n’auront pas la chance de vivre cet extraordinaire périple qui nous a animés pendant trois décennies. Nous avons de la peine pour les gens qui se verront brimés dans leur liberté de choisir et de juger par eux-mêmes ce qui leur convient, en consommateurs avertis. Nous aurions préféré que l’attention de Santé Canada se concentre sur tous ces dangereux produits de synthèse qui rendent tellement de gens malades ou dépendants, grugeant leur santé déjà taxée par les exigences de la vie actuelle, stressante à souhait. L’automne dernier, j’ai récolté, nettoyé, compté avec amour toutes les semences qui allaient devenir les jardins 2010. Notre ail a été mis tendrement en terre. Cet hiver, j’ai fait naître sur papier les configurations harmonieuses et les compagnonnages qui allaient créer toute cette beauté, planifié l’utilisation de chaque pouce carré de serre afin que tout soit prêt pour une autre saison verte, imaginé chaque engrais vert, chaque semis en succession. Les jardins ont une fois de plus vu le jour dans mon esprit.

Hélas, je sais maintenant que leur descente dans la matière ne se fera pas cette année, et plus jamais dans les années à venir. On ne peut pas prendre d’année sabbatique en agriculture. Rapidement, les jardins, retourneront à la nature sauvage. Il en restera quelque chose, une fertilité étonnante, certaines des vivaces qui résisteront à l’envahissement des adventices, des fleurs qui, du moins les premières années, pourront se frayer un chemin, des êtres invisibles qui, conviés avec respect depuis longtemps, préserveront ce qui peut l’être de ce beau rêve, de ce beau projet dicté non par l’économie mais par une vision spirituelle. Il faut croire que l’heure qui fut n’est plus et qu’elle ne sera plus pour un temps.

Je me rends bien compte que la vision sociale actuelle et celle que je porte ici ne vont pas dans la même direction. Je vois l’intuition comme source de connaissance pour l’avenir. L’intuition et la pensée vivante ainsi que l’évolution de tous nos sens vers la subtilité. La société voit de plus en plus la science comme seule source de vérité, l’analyse laborantine comme seule preuve acceptable de qualité ou d’innocuité et la consommation comme la source du bonheur.

La tenue de dossiers et la somme incommensurable de toutes sortes de documents minutieux et pointus n’améliorent en rien la qualité d’un produit de plante. L’établissement d’une telle panoplie de procédures ne fait que nous distraire de notre véritable travail. Nous sommes des artisans du végétal vivant.. Pas des employés d’une manufacture de produits de plantes. L’amélioration d’un remède à base de plantes ne se produit que lorsque le travail manuel de la terre et le fait d’œuvrer concrètement à la vitalisation de cette dernière permet d’élever des plantes de plus en plus vibrantes et saines. Il n’est pas normal de devoir, dans une herboristerie, sacrifier des jardiniers pour payer des pousseux de crayons ou de touches d’ordi dont le rôle est de satisfaire l’obsession gouvernementale. Je lisais dernièrement ceci :

« L’émission d’une licence de mise en marché signifie que le produit a été examiné par Santé Canada et qu’il est sûr, efficace et de haute qualité sous ses conditions d’utilisations recommandées. »

Quelle illusion ! Quelle délusion ! Bien sûr, lorsque la responsabilité d’évaluer et d’homologuer l’efficacité, l’innocuité et la qualité des produits est dispensée à des gens pour qui toutes les plantes se valent, qui n’admettent pas la valeur ajoutée d’un produit biologique, qui nous avouent n’avoir jamais entendu parler de la biodynamie, pour nous, la marche est haute pour faire valoir notre position et nos priorités.

Ce n’est pas notre mission d’aller dans cette direction. Nous sommes un art du terroir, pas un sous-produit de compagnies pharmaceutiques qui essaient de s’adapter à la vision arhimanique pour être accepté par le système et recevoir l’alléchante permission de pouvoir se vendre légalement. Nous n’avons besoin de la permission de personne pour bien faire notre ouvrage d’herboristes. De toutes manières, ce n’est pas le gouvernement qui sait ce que cela veut dire, ne comprenant rien à notre réalité qui ne les passionne pas. Sinon, ils seraient avec nous dans le champ.

Je crois qu’en dehors de la vitalisation de la terre, seule la joie du travail bien fait, la saine ambiance de travail où chacun se sent valorisé et la conscience d’œuvrer à la guérison peut ajouter quelque chose à la qualité du produit de plante. Nous sommes vibrations en contact avec les vibrations cosmiques. Nous ne sommes pas des objets en train d’en manipuler d’autres. Il y a bien davantage à l’œuvre que des formules chimiques et des données mathématiques. Nous assurons le sauf conduit de formes de vie dans un avenir qui, au fond, fait tout pour rendre l’existence impossible à ses meilleurs apôtres.

J’ai toujours dit que je n’étais pas venue sur la terre pour faire des produits à base de plantes, que ce n’était qu’une excuse pour faire circuler la vie. Ce ne sont pas des gouttes plus ou moins concentrées de substance que j’ai offertes à L’Armoire aux Herbes, mais des jardins biodynamiques en bouteilles, une qualité vibratoire guérissante, une vision de demain, un espoir et une certitude de pérennité. Depuis 30 ans, je ne compte plus les gouttes de jardins qui se sont déversées au quatre coins de la province. Les personnes qui nous cherchaient nous trouvaient. Ma seule consolation est d’avoir fait école et que d’autres, maintenant, comprennent l’importance de demeurer fidèle à l’engagement envers la vie.

Peut-être est-ce le temps pour moi de diffuser l‘esprit sans qu’une somme phénoménale de mon énergie aille au support de la matière ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que j’ai eu la chance immense de vivre sur une terre fertile et hautement spirituelle qui continuera encore longtemps à offrir ses services subtils et à soigner par la conscience. Je ne suis pas attachée au revenu généré par la vente en magasin. Ma motivation n’est pas pécuniaire, ne l’a jamais été. J’ai apprécié les sous générés par ce moment de liberté où nous avons pu offrir le bon sans avoir à prouver autrement que par les résultats obtenus. Il a permis de redonner encore et encore à cette terre d’accueil que nous travaillons sans relâche. Il nous a permis d’inviter une immense variété de plantes, produisant un écosystème heureux et vibrant de santé. Il nous a permis d’avoir la liberté d’offrir des connaissances sans dépendre totalement des retombées financières pour le faire. Il nous a permis de ne pas acheter pour revendre mais de produire en biodynamie, sans jamais négliger l’effort à fournir. Il nous a permis de donner sans compter. Je ne regretterai jamais cela. Même si, finalement, c’est la réalité financière qui force le retrait de cette herboristerie qui a toujours tenté, dans la mesure du possible, de bien payer ses employés, de ne jamais sacrifier la qualité pour la quantité, ni faire des coins ronds.

J’ai toujours vu L’Armoire aux Herbes comme un dispensaire, un vrai, au service de l’humain qui ne peut pas se permettre de payer plus cher pour supporter des laboratoires, des formulaires et des tonnes de papier à noircir. Je préfèrerai toujours noircir la terre en lui ajoutant du bon compost que de noircir du papier. Faudra-t-il attendre l’écroulement du système et l’état d’urgence pour que renaisse le respect des petites herboristeries qui, malgré le fait qu’elles ne peuvent pas se payer le luxe de l’approbation aliénante d’un système à la courte vision et aux valeurs décentrées, ne devraient pas pour autant constituer des hors-la-loi à contraindre et à assassiner ?

Non, je ne vendrai pas à rabais toutes les vivaces qui sont ici. Je respecte trop la terre pour lui arracher ses enfants par les racines pour des raisons économiques. J’ai toujours partagé généreusement mes amies les plantes. De nombreux jardins du Québec sont les rejetons de cette florissante Armoire aux Herbes. Je continuerai à être la gardienne dévouée de cette terre que j’aime tant.

J’aurai beaucoup de peine quand, ayant trouvé pour elles des personnes aimantes et accueillantes, mes juments devront me quitter car je n’aurai plus les moyens de les nourrir, ni d’usage pour leur fumier, source animale de tous nos composts.

J’aurai beaucoup de peine quand on démantèlera la grande serre, afin qu’elle puisse continuer de servir ailleurs, le grand séchoir qui nous a aidé à créer les plus belles tisanes au monde, ceci dit sans le moindre orgueil.

Sachez que je ne suis pas inquiète de ma survie personnelle. On a besoin de peu quand on avance en âge. Ma richesse dans cette vie, ce fut d’avoir vécu pleinement mon rêve, d’avoir généré de tels jardins et d’avoir pu promouvoir, avec leur assistance, beauté, santé et vie de l’âme. Toutes mes économies y sont passées. Et Dieu sait que je ne regretterai jamais d’avoir fait ce choix. C’est ce qui a justifié tout mon enseignement et mes plus belles découvertes.

Il me reste à me mettre totalement d’accord avec ma destinée de maintenant, soit ce retrait et cette imminente fermeture, à cause d’un système politico-social qui manque de vision et de profondeur. Mais c’est là où nous sommes, n’est-ce pas ? Il paraît qu’on a les décideurs qu’on mérite. Cette épreuve deviendra-t-elle une motivation de plus pour continuer de partager la connaissance, la vision d’un avenir où le vivant retrouvera sa vraie place, à la source de nos choix et de nos vies ?

Je me mettrai d’accord avec ce qui se passe. Je ne serai pas une victime. J’y découvrirai ma prochaine étape. Je ne serai pas une « Has been ». Je ferai confiance aux forces spirituelles qui m’ont guidée tout du long et qui savent ce qui est espéré pour cette nouvelle phase de ma vie. Je ne me révolterai pas, je ne me fermerai pas comme une huitre. Je continuerai à supporter les causes qui me sont chères. J’aiderai de mon mieux mes proches et les gens de mon milieu. Et je jardinerai à mon échelle : je ne saurais imaginer ma vie sans un potager, sans quelques îlots dans lesquels j’intègrerai mes plus essentielles alliées. Je demeurerai jusqu’à mon dernier souffle une ardente amoureuse du règne végétal.

Je suis une poupée russe vivante. Je me relève vite et résolument quand on me fait tomber. Je suis aussitôt prête à aller encore plus profondément contacter mon essence pour comprendre et continuer à remplir la mission qui justifie ma présence sur cette terre.

En janvier, j’ai connu l’ablation de ma vésicule biliaire qui s’affaissait et devenait dangereuse de par la présence d’une quantité excessive de pierres. La souffrance précédant l’opération fut extrême. Mon corps en est à réapprendre à fonctionner hors de ses sentiers battus, à emprunter d’autres voies, à s’habituer à l’absence d’un organe, à se rebâtir une nouvelle façon de fonctionner. Vous comprendrez que je ne puisse m’empêcher d’y voir là la symbolique de ce que vit notre société.

On peut couper l’élan à une herboristerie traditionnelle. On peut l’empêcher de vendre ses produits. Mais on ne peut pas démolir une herboriste de souche, une biodynamicienne de cœur, une femme de la terre et une guérisseuse, même si on lui retire le droit d’offrir ses plus beaux fruits.

Je veux remercier ici, de tout mon cœur, toutes les belles personnes qui se sont données sans compter pour que vive L’Armoire aux Herbes : les fournisseurs, les distributeurs, les employés, les jardiniers, les stagiaires, les amis et les fidèles clients, l’Herbothèque et ses étudiants. Et plus particulièrement ma sœur Hélène et mon neveu Frédéric, qui vivent ce deuil de très près avec moi et dont l’amour et le désintéressement adoucissent les jours qui nous restent.

Si vous désirez vous procurer les derniers produits de L’Armoire aux Herbes, faites vite. Ils seront disponibles encore un temps dans certains magasins. Vous pourrez aussi nous les commander directement jusqu’à écoulement des stocks par téléphone, fax ou sur notre site web armoireauxherbes.com

Profitez-en pour aller voir les photos, lire les textes, vous nourrir à cette source qui d’ici la fin de l’année en cours, se tarira ou prendra une autre forme.

Merci d’être là et de croire en une herboristerie qui va au-delà du commerce. Une herboristerie qui a de longues racines et qui, malgré les extrêmes du climat actuel, survivra et fleurira encore et toujours, quelle qu’en soit la forme.

Je vous salue bien bas et vous tire ma révérence,

Danièle Laberge
Herboriste traditionnelle
Maman de la bientôt feue Armoire aux Herbes

NB : Vous avez tous et toutes la permission explicite de l’auteure de ce texte, de le reproduire textuellement et de l’envoyer à tous vos amis et connaissances ainsi qu’à tous les médias de votre choix.L’Armoire aux Herbes, une herboristerie de plus de 30 ans, obligée de fermer ses portes...

jeudi 8 avril 2010

L'Ordre des choses

J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai finalement réussi à regarder une partie de la vidéo de la « bavure » de l'armée américaine.
Ça ne m'a pas choqué une seule seconde.
J'ai été profondément dégouté, évidemment, je ne l'ai pas visionné au complet.
Pourquoi l'aurais-je fait?
Qu'est-ce que j'aurais pu apprendre de plus?

Mais surtout, pourquoi devrais-je être choqué que des soldats tuent des innocents?
C'est dans l'Ordre des choses.
Les soldats sont entrainés pour tuer.
Ils violent des femmes et des enfants et se font de drôles de cérémonies dégradantes entre eux et parfois ça sort dans les journaux, qui évidemment s'insurgent contre ces pratiques barbares, mais pas contre le fait qu'on dresse des enfants pour qu'ils/elles deviennent des machines à tuer. C'est dans l'Ordre des choses.

Aussi, je ne devrais pas me choquer que les médias relaient l'information bancaire et militaire sans trop se poser de question, c'est dans l'Ordre des choses.
Le public suit, sachant que les médias, cette grande institution démocratique, ne peut avoir tort. Chose Citoyen avale ainsi tout ce qui est écrit dans le journal et se choque des quelques bavures de son armée civilisée.
L'ordre des choses, encore une fois.
Un plan bien établi qui a fait ses preuves.

Et c'est cela qui me choque.

Cet Ordre des choses que l'on ne peut remettre en question.
Cette langue de bois horrible qui transforme des fabricants d'armes et de munitions depuis 1944 en fabricants de différentes poudres propulsives extrudées pour usages militaires et sportifs.
Voyez-vous, ça, ça me choque en tabarnac.
Évidemment, quand on lance des perles d'insignifiances comme ça dans la foule, on ne va pas sur la place publique dire que les balles qui ont tué ces innocents proviennent fort probablement des usines de General Dynamics du Québec, puisque la majorité des munitions proviennent d'ici.
Personne ne le sait, c'est dans l'Ordre des choses.

C'est l'Ordre des choses qui me met en beau calisse, pas Joe Schmo du Delaware qui conduit son hélico.
L'Ordre des choses veut que les riches s'enrichissent et c'est pour ça qu'il y a la guerre.
Pas besoin de 138 émissions d'affaire publique, pas besoin de Chaire Steve Durette en études stratégiques et diplomatique de l'UQAM, même pas besoin d'y penser deux minutes.
Tiens voici ma thèse de doctorat sur la question :
Certains sont riches et veulent le demeurer. Dès lors, des pays sont envahis, des femmes et des enfants violés, des innocents assassinés. Fin.

L'Ordre des choses? Crissez moué ça à l'envers...


mercredi 24 mars 2010

Non à l'uranium

Mister Blais veut qu'on diffuse, alors je diffuse.
Y a des couleuvres qui sont plus dures à avaler que d'autres, le nucléaire en est une bonne, bien grasse qui reste sur l'estomac longtemps.

Diffusion, donc, du message de Gaétan:

Rétrospective de la lutte de Sept-Iles sans uranium (sisur)
Soyez témoin de la promesse du ministre délégué aux mines Serge Simard qui disait qu'il respecterait la décision de la population vers 2:22
Il est revenu sur sa décision au nom d'intérêts économiques écrit-il dans une lettre à Dupuis.
Prenez connaissance des horreurs que dit la reine-nègre vers 8:00


jeudi 11 février 2010

Mauvaise humeur

Protégez-Vous vient de publier une enquête.
Oui monsieur.
Sur la grippe de la truie.
Paraitrait qu'il y aurait eu magouille entre L'OMS et les compagnies Pharmaceutique.
Je vous avoue tout de suite, j'ai lu plus qu'en diagonale, j'ai calissement pas le temps de lire ça drette là, j'ai une demande d'expo à remplir. Ben oui.
Donc, on y parle de Jefferson, ce qui fut fait ici. On y parle de plein de choses qu'on savait déjà l'automne dernier, faque, pour crier au scandale, y est un brin tard, le vaccin a été donné, y a eu pas mal de fausses-couches de fait, des morts, des malades, des ben corrects, alouette.
J'ai lu en diagonale, mais je suis certain d'une chose, et tant mieux si je me trompe, mais il n'y aura pas une ligne dans cet article qui remettra en cause la vaccination en général, non, on y parle de conflits d'intérêts entre l'OMS et les pharmacos.

Tabarnac.

C'est comme se plaindre d'un conflit d'intérêts entre les fabricants de chars et les pétrolières.




J'avais déjà une crotte sur le coeur contre Protégez-Vous, tellement que je ne me suis pas réabonné.
Faisaient passer de la propagande pharmacos pour de l'information.
Comique, non?


Découragez-vous pas, ceux qu'y veulent que j'en parle un peu plus, ça viendra.
En attendant vous pouvez toujours aller checker les commentaires de ce billet
On y apprend surtout que je suis trop gentil et que je tourne autour du pot pour ne pas faire de peine aux inconnus...
C'était évidemment fort déplaisant, genre de discussion de sourd.
Extrait :

Pasteur est un des plus grands charlatans de l'histoire, tout juste devancé par cette bande de peddlers qui ont repris ses élucubrations ridicules sur la panspermie atmosphérique, le monomorphisme des microbes et l'asepsie des êtres vivants.

Ces mêmes charlatans qui ont créé la fondation Rockefeller en prenant l'institut Pasteur comme modèle pour ensuite faire « avancer » le monde de la médecine en y injectant leur agenda eugéniste et hygiéniste.
Ils ont poursuivi avec des décisions ayant pour but de déposséder l'humain de son autonomie et sa santé telle que cette folie de dire aux femmes d'abandonner l'allaitement maternel pour le remplacer par la poudre de marde des robbers barons pendant plus de 50 ans.
Pour le bien-être mental de tous, je ne citerai que cet exemple.

Qui sont donc les plus grands charlatans? Qui sont les réels scientifiques?


Ça, c'était moi en train de péter ma coche, un peu trop tard.

lundi 30 novembre 2009

Fausses-couches

C'est pas une nouvelle très réjouissante, mais il faut quand même la faire circuler, je crois.
Évidemment, on ne trouve aucune trace d'une nouvelle semblable au Québec.
Et évidemment, on me répondra assurément qu'aucune preuve « scientifique » n'existe encore pour prouver le lien entre ces cas de fausses-couches et la vaccination actuelle contre ce terriiiible fléau qu'est la grippe de la truie.
On nous claironnera encore et encore le même argument à peine misogyne qu'on nous sert lorsqu'on parle des mères d'enfants autistes, « Ce ne sont que des observations empiriques, de femmes bouleversées émotionnellement. »

Vous choisirez d'écouter qui vous voulez, j'ai fait mon choix.
Je suis du bord des hystériques émotionnelles qui observent et vivent plutôt que du côté des bureaucrates monnayables à sarrau.

vendredi 27 novembre 2009

Pour éclairer un brin sur la situation en Afghanistan

L'ami Mendelien nous fait le compte rendu d'une conférence de Malalaï Joïa, une Afghane qui se bat pour démontrer que l'occupation occidentale dans son pays fait plus de tort que de bien.
Ça m'a l'air d'être une femme d'exception et je le remercie de nous la faire connaitre.


La différence, selon elle, entre les Talibans et le « gouvernement » actuel?
« C'est le même âne, avec une selle différente. »

C'est assez clair, non?

La présence militaire de l'occident en Afghanistan est aussi grossière qu'un pipeline au milieu d'un champ de roses.
Commence à être temps que les soldats reviennent à la maison, ça vaudra mieux pour tout le monde.

lundi 16 février 2009

Répandre la bonne nouvelle

La Chanson du Tampon

Y parait qu'au Pakistan,
Y ont trouvé un truc nouveau
Y font fondre les Innuks
Pour en faire des shish-taouks

Ils ont des porte-avions
Vive la Grande-Bretagne
Ils ont de gros canons
Vive les britons

Parait qu'en Afghanistan
Y ont trouvé un truc nouveau
Y font fondre les placentas
Pour en faire des shawarmas

Ils sont des gros pleins d'fric
Vive les Yankees
Ils donnent de grands coups de trique
Vive l'Amérique

Y parait qu'les fous d'Allah
Y ont trouvé un truc nouveau
Cuire les intellectuels
Pour en faire des falafels

Y zont de gros chéquiers
Vive les élites
Ils sont bien diffusés
Vive les armuriers

Solo

Ils font de gros tampons
Vive la banquaille
On avale comme des cons
Vive les colons

vendredi 6 février 2009

Comiqueries, genre

Scusez l'anglais.
Me demanderez une traduction si nécessaire.



I always tried to turn every disaster into an opportunity.
John D. Rockefeller



What good is money if it can't inspire terror in your fellow man?
Mr. Burns